C'est un vrai casse-tête chinois que ces alliances préélectorales que la plupart des partis de la majorité comme de l'opposition testent. Cette course aux rapprochements doit être vue d'abord sous son aspect technique. Est-ce que le mode de scrutin de liste à un seul tour permet d'accorder leurs violons à des partis qui se retrouvent à l'orée des élections du 25 novembre? Maintenant que les lois électorales passent au Parlement après un mois et demi de va-et-vient entre partis et ministère de l'Intérieur, ces prises de contact permettront-elles de constituer des fronts homogènes sous la coupole ? Nous assistons aujourd'hui à toutes les formes possibles et imaginables de rapprochements entre formations politiques. Et le fait d'être aux commandes ou à l'opposition ne représente plus aucune contrainte de se mettre ensemble ou de se tourner le dos. En atteste les prémices de prise de contact entre l'Istiqlal qui dirige le gouvernement et le PJD (opposition) pour se mettre en rangs serrés contre le bloc constitué du PAM, du RNI, de l'UC et du MP. Le mélange des genres dans ce cas-là n'est plus considéré comme incongru dans la mesure où tous les coups sont permis en politique.
Dans la dernière réunion de son comité exécutif, le parti de la balance a sérieusement discuté la possibilité de prendre langue avec le PJD pour défendre ensemble leurs requêtes au sujet des projets de lois électorales. D'autant plus que les deux partis sont sur la même longueur d'onde concernant le seuil de représentativité, les critères du découpage et même la composition de la liste nationale. Il faut dire aussi que l'Istiqlal et le PJD sont deux partis conservateurs au référentiel commun.
Quant à l'USFP, le parti est comme à l'accoutumée assis entre deux chaises. D'un côté, il se déclare de la Koutla démocratique (Istiqlal, USFP, PPS) que l'on veut ressusciter sans trop y croire. De l'autre, l'Ittihad offre ses roses aux partis de la gauche, principalement le PPS, le FFD, le PT, le PS, le PSU, le Parti de la gauche verte et d'autres. Néanmoins, une formation a préféré sortir du lot à savoir le Parti travailliste d'Abdelkrim Benatiq qui a opposé une fin de non recevoir à l'invitation. Interrogé sur son boycott d'un tel rapprochement, Benatiq n'est jamais à bout d'arguments : «L'initiative est venue un peu tard et n'aura aucun impact sur les événements.
Il fallait se mettre ensemble bien avant cela pour faire valoir les mêmes remarques au sujet des projets de lois électorales». D'aucuns pensent que cette tentative d'aller vers un pôle de gauche cache mal un certain nombre d'échecs ou de rendez-vous manqués. On en recense cette incapacité de la Koutla de faire monter la mayonnaise ou encore cette bizarre et contre-nature coordination que le PPS et le PJD voulaient à un certain moment faire aboutir.
Le Parti travailliste n'envisage aucun rapprochement avec le parti de la lampe pour des raisons liées aux référentiels et idéaux diamétralement opposés des deux partis. Son secrétaire général regrette par contre que l'initiative de constituer une alliance parlementaire avec l'USFP et le PPS à la rentrée parlementaire d'octobre 2010 ait été sabotée.
Souvent les rivalités liées au leadership et aux égos des chefs politiques résistent à cette possibilité de travailler ensemble ou d'avoir des programmes communs. Aujourd'hui, même les blocs qui commencent à se dessiner peuvent facilement s'effilocher à la moindre sortie hasardeuse d'un responsable politique. En tout cas, le Parlement est appelé, abstraction faite des arrangements entre partis, à prendre pleinement sa responsabilité. Il y va de l'image qu'il doit véhiculer sous la nouvelle Constitution. La responsabilité des partis est également entière pour donner un nouveau souffle à l'institution législative dont le rôle est renforcé par la loi fondamentale. Et si la compétition politique est légitime en période électorale, il n'en est pas moins judicieux d'élever le niveau de la discussion en commission parlementaire. L'électeur de demain a besoin aussi de voir un peu plus clair dans les positions des différents partis.
Dans la dernière réunion de son comité exécutif, le parti de la balance a sérieusement discuté la possibilité de prendre langue avec le PJD pour défendre ensemble leurs requêtes au sujet des projets de lois électorales. D'autant plus que les deux partis sont sur la même longueur d'onde concernant le seuil de représentativité, les critères du découpage et même la composition de la liste nationale. Il faut dire aussi que l'Istiqlal et le PJD sont deux partis conservateurs au référentiel commun.
Quant à l'USFP, le parti est comme à l'accoutumée assis entre deux chaises. D'un côté, il se déclare de la Koutla démocratique (Istiqlal, USFP, PPS) que l'on veut ressusciter sans trop y croire. De l'autre, l'Ittihad offre ses roses aux partis de la gauche, principalement le PPS, le FFD, le PT, le PS, le PSU, le Parti de la gauche verte et d'autres. Néanmoins, une formation a préféré sortir du lot à savoir le Parti travailliste d'Abdelkrim Benatiq qui a opposé une fin de non recevoir à l'invitation. Interrogé sur son boycott d'un tel rapprochement, Benatiq n'est jamais à bout d'arguments : «L'initiative est venue un peu tard et n'aura aucun impact sur les événements.
Il fallait se mettre ensemble bien avant cela pour faire valoir les mêmes remarques au sujet des projets de lois électorales». D'aucuns pensent que cette tentative d'aller vers un pôle de gauche cache mal un certain nombre d'échecs ou de rendez-vous manqués. On en recense cette incapacité de la Koutla de faire monter la mayonnaise ou encore cette bizarre et contre-nature coordination que le PPS et le PJD voulaient à un certain moment faire aboutir.
Le Parti travailliste n'envisage aucun rapprochement avec le parti de la lampe pour des raisons liées aux référentiels et idéaux diamétralement opposés des deux partis. Son secrétaire général regrette par contre que l'initiative de constituer une alliance parlementaire avec l'USFP et le PPS à la rentrée parlementaire d'octobre 2010 ait été sabotée.
Souvent les rivalités liées au leadership et aux égos des chefs politiques résistent à cette possibilité de travailler ensemble ou d'avoir des programmes communs. Aujourd'hui, même les blocs qui commencent à se dessiner peuvent facilement s'effilocher à la moindre sortie hasardeuse d'un responsable politique. En tout cas, le Parlement est appelé, abstraction faite des arrangements entre partis, à prendre pleinement sa responsabilité. Il y va de l'image qu'il doit véhiculer sous la nouvelle Constitution. La responsabilité des partis est également entière pour donner un nouveau souffle à l'institution législative dont le rôle est renforcé par la loi fondamentale. Et si la compétition politique est légitime en période électorale, il n'en est pas moins judicieux d'élever le niveau de la discussion en commission parlementaire. L'électeur de demain a besoin aussi de voir un peu plus clair dans les positions des différents partis.
