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Net recul de l'hydroélectricité

La baisse de l'hydroélectricité est en rapport avec la disponibilité des ressources hydriques et avec le couplage de la production hydroélectrique et de l'irrigation.

Net recul de l'hydroélectricité
La production de l'énergie électrique d'origine hydraulique continue à alterner des hauts et des bas bien prononcés. En fait, après une bonne évolution de sa contribution à la consommation énergétique nationale l'année dernière, elle affiche une nette baisse cette année. Au cours des sept premiers mois de 2011, la production de l'énergie électrique d'origine hydraulique a accusé une baisse de 41,4% après une hausse de 14,2% au cours de la même période de l'année dernière marquée par la disponibilité des ressources hydriques. Mais, ce facteur n'est pas le seul déterminant dans cette situation. En fait, cette forte volatilité de l'apport de l'hydroélectricité est due également au couplage de la production hydroélectrique et de l'irrigation, selon le ministère. Une séparation entre les deux pour pouvoir prévoir la contribution de la production hydroélectrique est possible, d'après les spécialistes. D'ailleurs, un projet serait en cours dans ce sens au niveau du département de l'Energie.

Ce qui devra confirmer l'énergie hydraulique comme l'un des composantes de la stratégie énergétique nationale. En fait, le Maroc prévoit d'importants investissements à ce sujet. Les futurs projets hydrauliques se chiffreront à 4,5 milliards de DH entre 2012 et 2020. Ce programme prévoit notamment la construction de deux centrales hydrauliques : le complexe El Menzel-Mdez et la STEP Abdelmoumen totalisant 550 MW de puissance.
On prévoit également de mettre à contribution la petite hydraulique qui dispose d'un important potentiel. Il s'agirait de plus de 200 sites exploitables pour les microcentrales hydrauliques.
Ce programme fait partie du Plan national des Energies Renouvelables et de l'Efficacité Energétique dont l'objectif est de porter la part des ces énergies à 10 % dans le bilan énergétique et à 20 % dans la production d'électricité à l'horizon 2012, voire 42% à l'horizon 2020.
Il est à noter que le Maroc dispose d'importantes sources d'énergie renouvelable (éolienne, solaire, Biomasse-énergie, hydraulique) qui contribuent à hauteur de 4 % au bilan énergétique national (hors biomasse) et 10 % à la production d'électricité.

La production de l'énergie électrique d'origine hydraulique repose sur l'association d'usines hydroélectriques à de nombreux barrages. La plus importante est la Stations de transfert d'énergie par pompage (STEP) d'Afourer. Celle-ci peut produire 460 mégawatts (MW), soit l'équivalent d'une centrale à charbon.
L'avantage des STEP est qu'elles peuvent être déclenchées très rapidement, en quelques minutes. Et contrairement à l'hydroélectricité classique, où l'eau n'est pas récupérée, elles sont relativement protégées des risques de sécheresse, même si l'apparition de boues, due à l'assèchement des cours d'eau qui approvisionnent le bassin, peut parfois poser un problème.

Les usines hydroélectriques ont été réalisées dans l'objectif d'une production énergétique moyenne de 3 200 millions de KWH par an. Cependant, la production moyenne réalisée au cours des vingt dernières années a varié de 450 à 1 500 millions de KWH, soit près de 50% seulement de la production escomptée.
La principale entrave au développement pérenne de cette source d'énergie est la sécheresse. Ce qui a amené le Maroc à s'orienter progressivement vers la production énergétique d'origine thermique et ce depuis l'année 1970. Ainsi, la part de l'hydro-électricité dans le bilan énergétique électrique est passée de 90% en 1955 à 5,6% en 2010.

Hausse constante de la demande

A fin juillet 2011, les ventes d'électricité se sont accrues de 8,2%, alors qu'elles n'ont progressé que de 5,5% un an auparavant. Cette évolution est due essentiellement à la hausse de la consommation de l'énergie de très haute, haute et moyenne tension de 8%, particulièrement au niveau des autres abonnés dont la consommation a grimpé de 11,9%. Celle relative à la basse tension a augmenté de 9,2%. En lien avec cette performance, l'énergie électrique appelée nette a maintenu une tendance haussière, augmentant de 8,8% en glissement annuel après une progression de 5,6% à fin juillet 2010.
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