Enseignement

Rentrée universitaire : des défis et des maux

Publié le : 17 octobre 2012 - Abdelhakim Hamdane, LE MATIN

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La rentrée universitaire 2012-2013 a été ponctuée par l’organisation, au niveau du Conseil de la région du Grand Casablanca, d’une journée d’information autour du thème «Défis de la rentrée universitaire actuelle». La rencontre s’est déroulée en présence des présidents des Universités Hassan II de Casablanca et de Mohammedia, ainsi que des membres du Conseil et d’acteurs accordant un intérêt à l’enseignement. L’objectif de cette rencontre est d’approfondir le débat autour de questions à caractère urgent, afin de sortir avec des recommandations à même de tirer l’enseignement vers le haut à travers une approche qualité.

«Cette rencontre met en exergue l’ouverture du Conseil sur le monde universitaire, compte tenu de l’importance cruciale que revêt l’enseignement supérieur dans le domaine du savoir et de la connaissance, ainsi qu’en vertu des attentes souhaitées du système éducatif», indique-t-on au Conseil de la Région.
Les différentes interventions versaient vers un changement radical de l’ensemble du fonctionnement universitaire, à travers une approche participative impliquant tous les acteurs concernés, afin que l’enseignement supérieur retrouve son lustre d’antan. Les intervenants ont également mis à l’index une série d’entraves impactant négativement le cours normal de l’enseignement universitaire, notamment le surnombre, le manque flagrant de moyens de transport, ainsi que des équipements essentiels, l’insuffisance des infrastructures et la quasi-absence de ressources humaines qualifiées.

Rentrée sous le signe de la hausse

En chiffres, l’Université de Casablanca accueille, pour la rentrée 2012-2013, 33 000 étudiants environ, dont près de 14 700 nouveaux inscrits. Un chiffre en hausse comparativement avec la rentrée précédente, qui avait connu l’inscription de 26 218 étudiants, ce qui représente près de 20% de plus comparativement avec l’année précédente. De même, le nombre des nouveaux bacheliers ayant opté pour les différentes facultés afin de poursuivre leurs études a connu une hausse de près de 30%. «Les nouveaux inscrits forment un total de 13 696 étudiants, soit un contingent de quatre mille étudiants supplémentaires par rapport à la dernière rentrée universitaire», a indiqué à l’agence MAP Jaafar Khalid Naciri, président de l’Université Hassan II.

«La Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, qui accueille habituellement le plus grand nombre d’étudiants, a enregistré l’inscription de plus de la moitié des nouveaux arrivés, avec une armada de 7 500 nouveaux inscrits, contre seulement 4 000 l’année précédente, au moment où la Faculté des sciences et celle des lettres et sciences humaines de Ain Chock vont recevoir pratiquement les mêmes effectifs avec 3 000 nouveaux inscrits chacune», souligne la même source. 


La cité (universitaire) interdite

L’un des maux qui affectent considérablement les étudiants casablancais concerne l’accès à la cité universitaire. En effet, les étudiants habitant les communes rurales du Grand Casablanca n’ont pas droit au logement au sein du campus. Les jeunes vivant dans des localités telles que Nouaceur, Tit Mellil ou Médiouna n’ont pas droit au campus, alors que pour certains, ils habitent à 50 km de la ville.
Cette catégorie d’étudiants est considérée comme habitant Casablanca, et le règlement qui régit les cités universitaires veut que celles-ci soient réservées aux étudiants issus d’autres villes. Le problème des moyens, mais surtout des transports, est pour beaucoup dans le calvaire que vivent ces jeunes. Certains d’entre eux habitant les localités citées précédemment s’accrochent, contre vents et marées, pour poursuivre leurs études, même s’ils ne rentrent chez eux qu’à des heures tardives de la nuit. Pour le reste, l’abandon reste la seule issue.
L’oisiveté qui s’ensuit risque de les mener à la délinquance.


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