Le 113e derby entre Raja et Wydad s’est finalement achevé sur un nul (1-1) qui, somme toute, était une issue logique. Le derby qui est toujours un match qui suscite commentaires, et analyses, avant et après le match, s’est soldé par un nul entre les deux prestigieuses formations casablancaises avec une mi-temps chacune. Chaque club avait eu sa part de sueurs froides, de tension et d’espoir. Devant un public fourni, venu aux premières heures de la journée, les deux formations ont présenté un spectacle de qualité.
Dans le registre psychologique, le Wydad souffrait d’une diminution de son effectif. Par contre, le Raja a aligné sa formation type sans Mohcine Mettouali blessé. Le Wydad, qui partait diminué de deux excellents milieux de terrain en l’occurrence Kone et Bakr El Hilali, s’en est très bien sorti. Mais au fil des minutes, les Rouges ont démontré que l’absence de ses deux joueurs-clé n’est qu’anecdotique. Pour preuve, une très intéressante première mi-temps où le Wydad a carrément asphyxié le Raja se permettant de le bousculer, de se frayer des boulevards dans sa défense perméable, voire de marquer un but sur une erreur de Souleimani loin de son niveau habituel. Inutile de vous décrire le délire dans les gradins rouges et la douche écossaise dans ceux des Verts. Deux minutes plus tard (17e), Mourad Lemsen était à deux doigts de marquer contre son camp si ce n’est les réflexes félins du keeper des Lions de l’Atlas, Nadir Lamyaghri. Le Raja entreprenant a failli recoller au score à la 18e minute, mais Hicham Amrani sauve in extremis. Ce sont là les rares occasions que les hommes de Fakhir se sont créées lors d’un premier half tout à l’avantage des joueurs de Badou Zaki. Les 18e, 20e, 27e, 33e et 38e étaient toutes des occasions des Rouges. Mieux encore ! Alors que le WAC menait à 1-0, Fabrice Ondama qui avait la balle de 2-0 au bout des crampons s’arrêta à quelques mètres de Khalid Askari et ramasse le ballon de ses mains. Incompréhensible ! Un spectateur rajaoui entré avec un sifflet trompa le pauvre Ondama qui a cru que c’est Nouni qui avait sifflé quelque chose. C’est pour ça qu’il ramassa, volontairement, le ballon.
Bon coaching de Fakhir
De retour des vestiaires, M’hamed Fakhir a opéré plusieurs changements. Le technicien des Verts a fait entrer Hamza Abourazouk à la place d’Adel Chedli, et Yacine Salhi à la place de Mohcine Iajour. Des changements qui vont raviver le milieu de terrain des Verts et ouvrir des brèches dans la défense du WAC. Pourtant, ce «réveil» va être interprété par le coach adverse, Badou Zaki, comme une baisse de garde de la part de son milieu. «Mon milieu de terrain a commencé à gâcher des occasions et faire des passes mal ajustées. Il fallait attendre la 68e minute pour voir le Raja égaliser sur balle arrêtée. Abourazouk qui était jusque-là transparent a transformé magistralement un coup franc à l’entrée de la surface de réparation. Il le fit d’une manière telle que Lemyaghri et tout son savoir-faire ne purent empêcher le ballon de venir mourir dans la cage wydadie. 80e, une erreur d’Erbati qui bloqua fautivement Lys dans la surface de réparation. Nouni resta de marbre. Et le 113e derby entre le Raja et le Wydad restera dans les annales comme celui où les supporters des deux formations quittèrent le terrain sans faire des dégâts… ou presque !
Un nul qui arrange tout le monde
Le Raja et le Wydad se sont quittés dimanche sur un nul (1-1), à l’Ensemble sportif Mohammed V dans le cadre de la 12e journée du championnat pro élite 1. Le but du WAC a été marqué par Ondama à la 16e minute, alors que celui du RCA a été l’œuvre de Hamza Abourazouk à la 68e minute. Le derby a été moyen.
LE MATIN
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17 Décembre 2012
À 15:15
