Malgré quelques initiatives pudiques de l'Etat, le problème reste entier et s'aggrave d'ailleurs de plus en plus. Actuellement, le constat s'impose. Presque tous les niveaux scolaires souffrent des mêmes fléaux. Pourtant l'école doit être un lieu privilégié où se forge la personnalité du jeune étudiant qui acquiert les premières notions de civisme. Mme Amina Baaji, ancienne professeure de philosophie et fervente militante associative, a côtoyé de près les étudiants et a appris à connaître leurs problèmes à travers son métier.
Exerçant dans l'école publique durant plus de 20 ans, cette mère de trois enfants connaît très bien les difficultés des étudiants et tire une sonnette d'alarme sur ce qui se passe au sein des collèges et lycées rbatis. D'après cette enseignante, la principale raison de toutes les difficultés qu'affrontent les jeunes aujourd'hui est le manque d'écoute au niveau de la famille et de l'école d'où l'importance d'instituer des centres d'écoute dans tous les établissements scolaires. «Le centre d'écoute est un cadre de médiation qui permet à un élève de pouvoir être accueilli et écouté lorsqu'il est en difficulté psychique ou moral.
Il permet d'assister l'enfant ou l'adolescent à sortir de l'Etat de crise où il se trouve et par conséquent le retenir à l'école et lui donner une nouvelle chance de pouvoir réussir et s'intégrer à l'école»,
Convaincue que l'écoute est le meilleur moyen pour résoudre les problèmes de l'élève, Mme Baaji a fondé une association en 2005 pour apporter le soutien aux élèves en difficulté au niveau de Rabat. Cette expérience pilote, qui avait démarré au lycée Abdelkrim Khattabi, a consisté à créer un centre d'écoute le dotant d'assistantes sociales et de psychologues volontaires pour pouvoir avancer dans ce projet. «Nous avons essayé de combler les lacunes que présentent l'école au Maroc. Cette dernière a pour vocation d'accueillir les enfants, de leur permettre d'accéder au savoir mais sans s'intéresser davantage à leur vécu et leurs problèmes familiaux.
Nous avons voulu jouer ce rôle-là», indique Mme Baaji. L'activité du centre a démarré donc avec des séances d'écoute collectives. Mais les bénévoles ont rapidement dégagé des cas individuels d'élèves présentant de sérieuses difficultés. «Nous avons eu affaire à des cas de lycéens accros à la drogue, aux relations sexuelles non protégées, à des filles qui s'adonnaient à la prostitution... Bref nous avons découvert que l'école était le lieu de toutes les dérives», s'indigne-t-elle. Mais cette mauvaise surprise n'a pas découragé pour autant l'équipe de cette association dont l'appui psychique et le soutien moral ont beaucoup contribué à faire sortir de nombreux élèves du fond du gouffre.
Cette expérience réussie a encouragé d'ailleurs l'association à créer d'autres centres d'écoute dans différents établissements scolaires. Aujourd'hui l'ONG peut se targuer d'avoir assuré une présence effective au niveau de 12 établissements. Une initiative qui a pu être réalisée grâce au soutien de l'hôpital psychiatrique Ar-Razi de Salé qui a mis à la disponibilité de l'association quelques psychologues volontaires et un espace au sein même de l'hôpital. Grâce à ce nouveau soutien, l'association parvient aujourd'hui à encadrer un nombre important d'élèves et améliore sa démarche d'intervention en impliquant davantage l'administration et les parents.
Exerçant dans l'école publique durant plus de 20 ans, cette mère de trois enfants connaît très bien les difficultés des étudiants et tire une sonnette d'alarme sur ce qui se passe au sein des collèges et lycées rbatis. D'après cette enseignante, la principale raison de toutes les difficultés qu'affrontent les jeunes aujourd'hui est le manque d'écoute au niveau de la famille et de l'école d'où l'importance d'instituer des centres d'écoute dans tous les établissements scolaires. «Le centre d'écoute est un cadre de médiation qui permet à un élève de pouvoir être accueilli et écouté lorsqu'il est en difficulté psychique ou moral.
Il permet d'assister l'enfant ou l'adolescent à sortir de l'Etat de crise où il se trouve et par conséquent le retenir à l'école et lui donner une nouvelle chance de pouvoir réussir et s'intégrer à l'école»,
Convaincue que l'écoute est le meilleur moyen pour résoudre les problèmes de l'élève, Mme Baaji a fondé une association en 2005 pour apporter le soutien aux élèves en difficulté au niveau de Rabat. Cette expérience pilote, qui avait démarré au lycée Abdelkrim Khattabi, a consisté à créer un centre d'écoute le dotant d'assistantes sociales et de psychologues volontaires pour pouvoir avancer dans ce projet. «Nous avons essayé de combler les lacunes que présentent l'école au Maroc. Cette dernière a pour vocation d'accueillir les enfants, de leur permettre d'accéder au savoir mais sans s'intéresser davantage à leur vécu et leurs problèmes familiaux.
Nous avons voulu jouer ce rôle-là», indique Mme Baaji. L'activité du centre a démarré donc avec des séances d'écoute collectives. Mais les bénévoles ont rapidement dégagé des cas individuels d'élèves présentant de sérieuses difficultés. «Nous avons eu affaire à des cas de lycéens accros à la drogue, aux relations sexuelles non protégées, à des filles qui s'adonnaient à la prostitution... Bref nous avons découvert que l'école était le lieu de toutes les dérives», s'indigne-t-elle. Mais cette mauvaise surprise n'a pas découragé pour autant l'équipe de cette association dont l'appui psychique et le soutien moral ont beaucoup contribué à faire sortir de nombreux élèves du fond du gouffre.
Cette expérience réussie a encouragé d'ailleurs l'association à créer d'autres centres d'écoute dans différents établissements scolaires. Aujourd'hui l'ONG peut se targuer d'avoir assuré une présence effective au niveau de 12 établissements. Une initiative qui a pu être réalisée grâce au soutien de l'hôpital psychiatrique Ar-Razi de Salé qui a mis à la disponibilité de l'association quelques psychologues volontaires et un espace au sein même de l'hôpital. Grâce à ce nouveau soutien, l'association parvient aujourd'hui à encadrer un nombre important d'élèves et améliore sa démarche d'intervention en impliquant davantage l'administration et les parents.
