Exposition
L'homme en peinture
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La Galerie 38 entame l'année 2012 avec une nouvelle rétrospective, en rendant hommage au maître de la peinture et dessinateur hors pair, Bouchta El Hayani, du 9 février au vendredi 16 mars.
Peintre libre, animé par la volonté de sortir des sentiers battus afin de suivre sa propre voie intellectuelle et artistique, Bouchta El Hayani, a su au fil des ans imposer son langage et devenir l'une des figures incontournables de la peinture contemporaine marocaine. À travers l'exposition «retour aux sources», la Galerie 38 propose de revenir sur les cheminements de l'artiste, ses réflexions, ses doutes ainsi que ses choix.
Doté d'un don inné pour le dessin qu'il découvre dès ses premières classes de primaire, Bouchta El Hayani est sans conteste l'un des plus brillants dessinateurs que compte le Maroc.
Artiste contemporain de Miloud Labied, Fouad Bellamine ou encore Mohammed Kacimi, il se tourne rapidement vers la peinture dont il ne cesse d'explorer les techniques et les sujets. «Le seul choix que j'ai fait, c'est la peinture. Et aujourd'hui encore, c'est ce qui me réconforte, là où je me sens bien», confie l'artiste. C'est en 1998 qu'un tournant s'opère dans la façon de peindre de Bouchta El Hayani, grâce à sa rencontre avec l'art africain qu'il découvre à Paris alors qu'il réside à la cité internationale des arts. Subjugué par les couleurs «terre», la symbolique de cet art, ses richesses et son minimalisme. Sa vision comme ses toiles prennent sous l'influence de cette rencontre, une dimension spirituelle et mystique.
Maculées de signes, de symboles immémoriaux et de figures géométriques comme le triangle avec ses camaïeux d'ocres, ses jets ignés et cendrés, les toiles de Bouchta El Hayani renvoient à un état ancestral. Tout en lui permettant de suivre un voyage à la fois intérieur et universel qui raconte le destin des Hommes, ses aspirations, ses liens avec la société et à la nature, avec ses contradictions, ses moments d'opposition ou de cohésion.
En recherche permanente, tant sur le plan esthétique de la peinture que sur celui de la spiritualité, de l'être et son apport au monde, Bouchta El Hayani se centre peu à peu sur lui-même.
Un homme, à la fois émerveillé et tourmenté par le mal qui empli ce monde, l'artiste se questionne sur ce qui l'entoure. De là, surgit de ses pinceaux l'homme emblématique, hiératique, «démasqué» et universel qui s'impose peu à peu sur ces toiles. Un homme sans couleur, sans cheveux, ni visage. «Cet homme, c'est moi. Je me peins en totalité», dit instinctivement l'artiste.
Chacun des visiteurs happés par la présence de ce corps se retrouve confronté à son propre reflet. Par conséquent, il est livré à lui-même. C'est donc à travers cette invitation inédite aux questionnements que la Galerie 38 entame l'année 2012.
Du 9 février au 16 mars 2012, cette rétrospective propose une lecture nouvelle du travail de cette artiste de renom.
En revenant sur ses œuvres fondatrices jusqu'à ses grands formats plus récents, proposant ainsi aux visiteurs de s'immerger dans l'univers de Bouchta El Hayani oscillant avec brio entre abstraction et figuration.
Doté d'un don inné pour le dessin qu'il découvre dès ses premières classes de primaire, Bouchta El Hayani est sans conteste l'un des plus brillants dessinateurs que compte le Maroc.
Artiste contemporain de Miloud Labied, Fouad Bellamine ou encore Mohammed Kacimi, il se tourne rapidement vers la peinture dont il ne cesse d'explorer les techniques et les sujets. «Le seul choix que j'ai fait, c'est la peinture. Et aujourd'hui encore, c'est ce qui me réconforte, là où je me sens bien», confie l'artiste. C'est en 1998 qu'un tournant s'opère dans la façon de peindre de Bouchta El Hayani, grâce à sa rencontre avec l'art africain qu'il découvre à Paris alors qu'il réside à la cité internationale des arts. Subjugué par les couleurs «terre», la symbolique de cet art, ses richesses et son minimalisme. Sa vision comme ses toiles prennent sous l'influence de cette rencontre, une dimension spirituelle et mystique.
Maculées de signes, de symboles immémoriaux et de figures géométriques comme le triangle avec ses camaïeux d'ocres, ses jets ignés et cendrés, les toiles de Bouchta El Hayani renvoient à un état ancestral. Tout en lui permettant de suivre un voyage à la fois intérieur et universel qui raconte le destin des Hommes, ses aspirations, ses liens avec la société et à la nature, avec ses contradictions, ses moments d'opposition ou de cohésion.
En recherche permanente, tant sur le plan esthétique de la peinture que sur celui de la spiritualité, de l'être et son apport au monde, Bouchta El Hayani se centre peu à peu sur lui-même.
Un homme, à la fois émerveillé et tourmenté par le mal qui empli ce monde, l'artiste se questionne sur ce qui l'entoure. De là, surgit de ses pinceaux l'homme emblématique, hiératique, «démasqué» et universel qui s'impose peu à peu sur ces toiles. Un homme sans couleur, sans cheveux, ni visage. «Cet homme, c'est moi. Je me peins en totalité», dit instinctivement l'artiste.
Chacun des visiteurs happés par la présence de ce corps se retrouve confronté à son propre reflet. Par conséquent, il est livré à lui-même. C'est donc à travers cette invitation inédite aux questionnements que la Galerie 38 entame l'année 2012.
Du 9 février au 16 mars 2012, cette rétrospective propose une lecture nouvelle du travail de cette artiste de renom.
En revenant sur ses œuvres fondatrices jusqu'à ses grands formats plus récents, proposant ainsi aux visiteurs de s'immerger dans l'univers de Bouchta El Hayani oscillant avec brio entre abstraction et figuration.







