Les déchets médicaux constituent une réelle menace tant pour la santé que pour l'environnement. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les poubelles et les amas d'ordures qui envahissent les trottoirs de nos villes pour se rendre de la gravité de la situation. Des médicaments périmés, des ampoules, des seringues usagées, etc. se retrouvent côte à côte avec les déchets ménagers, laissant le champ libre à ces centaines de glaneurs des poubelles de les collecter et de les revendre à nouveau à des réseaux spécialisées dans la vente de médicaments dans des endroits non sécurisés. Maladies chroniques, infections (sida, hépatites B et C, infections gastro-entérites, infections respiratoires), contaminations, sont autant de maux qui menacent notre vie et celle de nos enfants.
Les déchets qui proviennent des salles des opérations et des laboratoires (placentas, appendices, sang, pansements, déchets radioactifs…), inondent de leur part les décharges publiques frendant la situation encore plus alarmante. Et les chiffres sont éloquents. Au Maroc, la quantité des déchets médicaux produite annuellement est estimée à 40.000 tonnes. En outre, une séance de dialyse produit 1 kg de déchets, alors qu'un accouchement est à l'origine d'environs 2 kg de déchets.
En effet, malgré l'entrée en vigueur depuis décembre 2006 de la loi 28-00 relative à la gestion des déchets médicaux et à leur élimination et qui définit différents types de déchets, spécifie leur mode de gestion et réglemente la gestion des déchets dangereux, il reste beaucoup de chemin à faire pour améliorer la gestion et le traitement des déchets médicaux au Maroc.
Consciente de la gravité du fléau des déchets médicaux, la société civile a décidé de se mobiliser en mettant en place des initiatives visant une meilleure gestion de ces déchets. Parmi ces initiatives, notons celle mise en place par l'association Sebou de Fès. Cette initiative qui sera expérimentée prochainement par l'association, consiste en un projet de collecte et de traitement des médicaments périmés et non consommés, intitulé « Médiper ».
«Le projet Médiper va permettre de résoudre le problème des médicaments périmés qui finissent dans les poubelles et ne peuvent pas être recyclés en raison de leur petite taille et de leur composition complexe. Ce projet est constitué de 3 étapes, d'abord les médicaments périmés sont déposés chez nos pharmacies partenaires, ensuite nos volontaires se chargent de collecter ces médicaments et de les mettre dans des boîtes hermétiques et enfin des professionnels s'occupent de leur destruction définitive d'une manière saine qui respecte l'environnement », explique Mohamed Hemmou, responsable du projet Médiper, qui ajoute que ce projet a principalement un objectif de sensibilisation en incitant le grand public à changer de comportement et à ne plus jeter de médicaments dans les poubelles.
Pour ce qui est de la durée du projet Médiper, elle comprend une période d'essai de 3 mois qui sera suivie d'un bilan et d'une évaluation des résultats et ensuite une généralisation des actions sur l'ensemble de la ville de Fès.
Pour résoudre définitivement le problème des déchets médicaux qui ne cesse de prendre de l'ampleur, une prise de conscience collective du danger de la situation s'impose d'urgence.
Les déchets qui proviennent des salles des opérations et des laboratoires (placentas, appendices, sang, pansements, déchets radioactifs…), inondent de leur part les décharges publiques frendant la situation encore plus alarmante. Et les chiffres sont éloquents. Au Maroc, la quantité des déchets médicaux produite annuellement est estimée à 40.000 tonnes. En outre, une séance de dialyse produit 1 kg de déchets, alors qu'un accouchement est à l'origine d'environs 2 kg de déchets.
En effet, malgré l'entrée en vigueur depuis décembre 2006 de la loi 28-00 relative à la gestion des déchets médicaux et à leur élimination et qui définit différents types de déchets, spécifie leur mode de gestion et réglemente la gestion des déchets dangereux, il reste beaucoup de chemin à faire pour améliorer la gestion et le traitement des déchets médicaux au Maroc.
Consciente de la gravité du fléau des déchets médicaux, la société civile a décidé de se mobiliser en mettant en place des initiatives visant une meilleure gestion de ces déchets. Parmi ces initiatives, notons celle mise en place par l'association Sebou de Fès. Cette initiative qui sera expérimentée prochainement par l'association, consiste en un projet de collecte et de traitement des médicaments périmés et non consommés, intitulé « Médiper ».
«Le projet Médiper va permettre de résoudre le problème des médicaments périmés qui finissent dans les poubelles et ne peuvent pas être recyclés en raison de leur petite taille et de leur composition complexe. Ce projet est constitué de 3 étapes, d'abord les médicaments périmés sont déposés chez nos pharmacies partenaires, ensuite nos volontaires se chargent de collecter ces médicaments et de les mettre dans des boîtes hermétiques et enfin des professionnels s'occupent de leur destruction définitive d'une manière saine qui respecte l'environnement », explique Mohamed Hemmou, responsable du projet Médiper, qui ajoute que ce projet a principalement un objectif de sensibilisation en incitant le grand public à changer de comportement et à ne plus jeter de médicaments dans les poubelles.
Pour ce qui est de la durée du projet Médiper, elle comprend une période d'essai de 3 mois qui sera suivie d'un bilan et d'une évaluation des résultats et ensuite une généralisation des actions sur l'ensemble de la ville de Fès.
Pour résoudre définitivement le problème des déchets médicaux qui ne cesse de prendre de l'ampleur, une prise de conscience collective du danger de la situation s'impose d'urgence.
