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Dimanche 10 Mai 2026
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Grand-messe du documentaire à Agadir

● Du 24 au 28 avril prochains, le Festival international du film du documentaire d’Agadir (FIDADOC) revient en force avec une programmation des plus riches. Une sélection de films consacrés au développement durable, à l’éveil à la citoyenneté, aux droits des femmes, au sport et aux musiques seront ainsi présentés.
● Cette 4e édition du Festival du film documentaire d’Agadir sera marquée par un hommage rendu à Nezha Drissi, sa fondatrice, qui s’est éteinte brusquement à la fin de l’année 2011.

Grand-messe du documentaire à Agadir
Plusieurs films sélectionnés pour participer à cette nouvelle édition viennent de Tunisie et d’Égypte.

Depuis sa création en 2008, le FIDADOC propose un panorama de la production mondiale de documentaires, avec le souci de respecter l’équilibre géographique et la diversité des écritures cinématographiques, tout en privilégiant des œuvres où des personnages forts, qui incarnent une histoire singulière, nous interrogent sur l’universel. Comme dans les éditions précédentes, ces œuvres abordent les transformations du monde dont les documentaristes sont les témoins privilégiés, le plus souvent en avance sur leur temps, comme le prouve la filmographie du réalisateur italien Stefano Savona, qui a accepté de venir partager son exigence artistique et son engagement citoyen permanent.

Faisant écho aux mouvements populaires qui ont secoué les pays arabes ces derniers mois, plusieurs films sélectionnés pour participer à cette nouvelle édition viennent de Tunisie et d’Égypte. Des œuvres singulières, très éloignées du traitement journalistique télévisuel, voire s’en moquant directement. C’est ainsi que l’édition 2012 accueillera à Agadir plusieurs représentants de la nouvelle vague tunisienne. Cette génération de cinéastes qui, malgré l’absence de soutien de leur État et de leur télévision nationale, font preuve d’une liberté et d’une vitalité stupéfiante. Une leçon d’efficacité et de modestie qui ne manquera pas d’intéresser les jeunes réalisateurs marocains, dont une sélection de films courts, entre 6 et 38 minutes, est proposée en avant programme des séances de la compétition internationale. Ces réalisateurs pourront également s’inspirer du mélange des genres opéré par de nombreux films qui osent une démarche introspective, des dispositifs radicaux, des dilatations temporelles, offrant à leurs spectateurs des expériences sensorielles inédites.

Pour ouvrir cette quatrième édition, les organisateurs ont choisi «le Thé ou l’électricité» de Jérôme le Maire, dont «L’amour dans la palmeraie» avait inauguré le premier FIDADOC en 2008. Pour la clôture, Laurent Chevallier, prix du jury en 2009, avec «la Pépinière du désert», viendra présenter «la Vie sans Brahim», que Nezha Drissi avait produit, il y a exactement 10 ans. Deux manières de partager l’émotion avec le public et les cinéastes qui ont accompagné le parcours professionnel de Nezha Drissi, fondatrice du FIDADOC, qui s’est tragiquement éteinte en décembre 2011 dans un accident.

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