La Bourse des valeurs de Casablanca a clôturé l’année écoulée dans un climat plutôt morose et peu rassurant pour les investisseurs. Concrètement, l’exercice 2012 restera globalement négatif dans les années de l’institution : au 31 décembre, en effet, l’indice Masi, principal baromètre de la place, a lâché 15,13%, soit l’équivalent de près de 76 milliards de DH de capitalisation boursière. Seulement deux secteurs, sur les 21 représentés à la cote, ont terminé l’année dans le vert. En termes de valeurs, près de 80% des titres du Masi (environ 61 valeurs sur les 77 cotées) ont affiché des contre-performances annuelles allant jusqu’à 57%.
Seulement 14 valeurs ont terminé l’année sans dégâts, les sociétés de financement, par exemple, et notamment Taslif et Diac Salaf, qui ont vu leurs titres se bonifier respectivement 43,23% et 32,96%. D’ailleurs, l’indice du secteur affiche une petite hausse de 6,57% face à celui des boissons avec +5,57%.
Parmi les valeurs qui ont tiré leur épingle du jeu en 2012, on retrouve Delattre Levivier Maroc avec +19,55%, Afric Industries qui gagne 16,25% ou encore l’industriel pharmaceutique Sothema avec une performance de 14,82%. En revanche, les plus fortes baisses ont été enregistrées par Stroc Industrie, Samir et Disway. Ces trois valeurs ont en effet vu leurs cours chuter respectivement de 57,86%, de 54,11% et de 49,38%.
Il faut dire qu’avec le reflux de la demande étrangère adressée au Maroc et le déséquilibre de la balance des paiements, la morosité de la place a battu son plein en 2012. À ce jour, la Bourse des valeurs de Casablanca continue d’enregistrer un rythme d’introductions instable : 10 nouvelles introductions entre 2006 et 2007, seulement 5 en 2008, aucune en 2009, puis 2 nouveaux venus en 2010, 3 en 2 011 et seulement 1 introduction en 2012.
