D'un point de vue commercial, malgré la crise du secteur à l'échelle internationale, l'ONDA parvient tout de même à réaliser une croissance à deux chiffres, ce qui dénote la confiance dont jouit l'infrastructure aéroportuaire marocaine. En effet, le chiffre d'affaires de l'année 2010 a progressé d'environ 10 % pour atteindre 2,6 milliards de DH. Les revenus de l'Office, rappelons-le, proviennent essentiellement des redevances aéroportuaires (1,164 milliard de dirhams), suivies des redevances de survol (1,04 MMDH), puis les ressources extra-aéronautiques (concession commerciale, location de services ou de terrains industriels pour 397 millions de DH).
En termes de trafic, le nombre de passagers transitant par les 25 aéroports du Royaume a atteint 15 millions de personnes en 2010, soit une hausse de 15%, contre une moyenne mondiale de 6 %. «L'aéroport de Nador affiche la quatrième plus grande croissance mondiale, soit +39 %», souligne le DG de l'Office. «Tous les indicateurs commerciaux sont au vert», se félicite-t-il. Seul bémol, l'activité du fret qui, quand elle ne stagne pas, s'inscrit en légère baisse (-1% à 55 mille tonnes en 2010). Interpellé par ce constat, le management a lancé en février dernier une étude dans l'objectif de définir le futur positionnement stratégique de l'Office dans la chaîne logistique des services de fret aérien. «Les installations fret doivent absolument être concentrées à Casablanca, Rabat, Tanger et Agadir», a conclu l'étude. L'enveloppe budgétaire estimée pour la mise à niveau des plates-formes du nouveau schéma directeur s'élève à 865 millions de DH.
Une autre étude, non moins importante, concerne le segment du Handling (assistance en escale). Lancée il y a six mois, ses résultats ont permis de définir un plan d'action s'étalant sur la période allant de 2011 à 2018. Parmi ces actions figurent un nouveau modèle de gestion de la qualité ainsi qu'une révision des grilles tarifaires.
Le capital humain, insiste le DG de l'ONDA, sera au cœur du nouveau plan stratégique 2011-2016. Désormais, une logique de résultats doit prévaloir sur celle de moyens. «Le nouvel organigramme, annoncé en août dernier, s'accompagne par des contrats d'objectifs déclinés par pôles et par directions», annonce Dalil Guendouz. En revanche, certaines vérités révélées hier donnent à réfléchir. Des 2 650 collaborateurs de l'Office, plus de 53 % ne possèdent pas le baccalauréat. Pis encore, 12 % des effectifs partiront à la retraite en 2016, voire 30 % à l'horizon 2021. Sachant qu'en parallèle, même si la capacité du trafic ainsi que la surface aéroportuaire exploitée ne cessaient d'augmenter depuis 2001, l'effectif, lui, serait resté quasiment stable.
Notons enfin qu'un programme de 316 départs volontaires est prévu au cours des cinq prochaines années. En attendant sa concrétisation, place à l'optimisation des ressources existantes.
En effet, l'Office compte lancer un plan de formation dédié à 700 ingénieurs, 300 contrôleurs et 110 électroniciens de la sécurité aérienne d'ici 2016. Globalement, l'ONDA s'engage à affecter 2,5 % de sa masse salariale à la formation continue du personnel, alors que jusque-là, seuls environ 0,5 % y étaient consacrés.
En termes de trafic, le nombre de passagers transitant par les 25 aéroports du Royaume a atteint 15 millions de personnes en 2010, soit une hausse de 15%, contre une moyenne mondiale de 6 %. «L'aéroport de Nador affiche la quatrième plus grande croissance mondiale, soit +39 %», souligne le DG de l'Office. «Tous les indicateurs commerciaux sont au vert», se félicite-t-il. Seul bémol, l'activité du fret qui, quand elle ne stagne pas, s'inscrit en légère baisse (-1% à 55 mille tonnes en 2010). Interpellé par ce constat, le management a lancé en février dernier une étude dans l'objectif de définir le futur positionnement stratégique de l'Office dans la chaîne logistique des services de fret aérien. «Les installations fret doivent absolument être concentrées à Casablanca, Rabat, Tanger et Agadir», a conclu l'étude. L'enveloppe budgétaire estimée pour la mise à niveau des plates-formes du nouveau schéma directeur s'élève à 865 millions de DH.
Une autre étude, non moins importante, concerne le segment du Handling (assistance en escale). Lancée il y a six mois, ses résultats ont permis de définir un plan d'action s'étalant sur la période allant de 2011 à 2018. Parmi ces actions figurent un nouveau modèle de gestion de la qualité ainsi qu'une révision des grilles tarifaires.
Le capital humain, insiste le DG de l'ONDA, sera au cœur du nouveau plan stratégique 2011-2016. Désormais, une logique de résultats doit prévaloir sur celle de moyens. «Le nouvel organigramme, annoncé en août dernier, s'accompagne par des contrats d'objectifs déclinés par pôles et par directions», annonce Dalil Guendouz. En revanche, certaines vérités révélées hier donnent à réfléchir. Des 2 650 collaborateurs de l'Office, plus de 53 % ne possèdent pas le baccalauréat. Pis encore, 12 % des effectifs partiront à la retraite en 2016, voire 30 % à l'horizon 2021. Sachant qu'en parallèle, même si la capacité du trafic ainsi que la surface aéroportuaire exploitée ne cessaient d'augmenter depuis 2001, l'effectif, lui, serait resté quasiment stable.
Notons enfin qu'un programme de 316 départs volontaires est prévu au cours des cinq prochaines années. En attendant sa concrétisation, place à l'optimisation des ressources existantes.
En effet, l'Office compte lancer un plan de formation dédié à 700 ingénieurs, 300 contrôleurs et 110 électroniciens de la sécurité aérienne d'ici 2016. Globalement, l'ONDA s'engage à affecter 2,5 % de sa masse salariale à la formation continue du personnel, alors que jusque-là, seuls environ 0,5 % y étaient consacrés.
