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Mardi 09 Juin 2026
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Quand le facteur familial entre en compte

Il est possible de détruire quelqu’un juste avec des mots, des regards ou encore des sous-entendus. Cela porte un nom : violence perverse ou harcèlement moral. Le besoin de contrôle et de domination s’exerce souvent dans les relations parents-enfants. Moins médiatisé et surtout beaucoup plus tabou que le harcèlement professionnel, car plus banalisé, le harcèlement moral est pourtant tout aussi répandu, voire plus ravageur.

Quand le facteur familial entre en compte
Le cas de figure le plus manifeste dans la famille est la hantise associée aux notes scolaires des enfants.

Dès lors que l’on aborde la notion de harcèlement moral et que l’on effectue quelques recherches sur le sujet, on se rend vite compte que presque tous les thèmes relatifs à ce sujet, traitent exclusivement de harcèlement moral au travail. C’est comme s’il suffisait de ne plus travailler pour ne plus être harcelé. Malheureusement, ce n’est pas si simple que ça et bon nombre d’entre-nous sont victimes, consciemment ou inconsciemment, de harcèlement dans la vie de tous les jours, chez nous, à notre propre domicile et parfois même jusque dans notre intimité.

Cela peut provenir d’un voisin, d’un conjoint ou encore de notre entourage immédiat. Plus fréquemment et plus difficile à admettre, il peut s’agir de pression des parents ou inversement, du poids d’un enfant. Une seule personne peut parfois en exercer sur autrui de sorte que cela devient insupportable. Certains ne réaliseront malheureusement jamais qu’ils se font tout bonnement «bouffer la tête» depuis des années et qu’ils ne mènent absolument pas leur vie, mais celle qu’on leur dicte gentiment, d’une manière sournoise, celle qu’on leur fait vivre malgré eux. Parfois, cette personne peut vous faire vivre un enfer pendant des années, et ce, en toute impunité.  Les parents exercent souvent de nombreuses pressions sur leurs enfants, lesquelles sont généralement et simplement indépendantes de leur volonté. En effet, sauf par sadisme pur, aucun parent n’aimerait voir son enfant souffrir. Pourtant, nombreux sont ceux qui les blessent ou malmènent indirectement. Car le vrai objectif de chaque parent est d’encore et toujours pousser sont enfant afin qu’il soit le meilleur : à l’école, dans un sport, au niveau artistique, etc. Certains parents oublient rapidement l’épanouissement de l’enfant et la fameuse notion : «L’important est de participer». Le parent devient alors agresseur, harceleur et offenseur.

Rapports de force au sein  de la famille
Il est difficile de pouvoir mettre un terme à cet engrenage infernal de la perversité. Car malheureusement, elle se transmet d’une génération à l’autre de manière insidieuse, c’est-à-dire par voie éducative. En effet, certains parents utilisent l’éducation traditionnelle dans le but de briser la volonté de l’enfant pour en faire une personne docile et obéissante. Sous le poids écrasant de l’autorité parentale, l’enfant ne peut réagir et devient muet et effacé. Cependant, un nouveau phénomène apparaît : le rapport de force inversé. Ce fait existe et devient réel lorsque c’est l’enfant qui prend le pouvoir sur le parent. À partir de l’adolescence déjà, le parent peut être harcelé par l’enfant. À l’adolescence, cela se fait ressentir par une pulsion colérique, des crises d’autorité, des envies de liberté ou d’autonomie. Plus tard, ces crises deviennent un réel problème, car les simples caprices d’ados se transforment en vrai harcèlement moral envers le parent.  

Le poison de l’amour
Le harcèlement moral au sein d’un couple peut avoir des conséquences très lourdes sur le mental. Subi au quotidien, il est plus dur à accepter ou reconnaître, car il est généré par l’être aimé. En bref, ce que vous faites n’est jamais bien. Résultat : une baisse de moral, une diminution d’estime de soi et de la fatigue chronique se font ressentir. Le but du conjoint harceleur est de rester en position dominante. Sa tactique ? «L’emprise», comme la qualifient les psychologues. En vous étouffant tout en vous maintenant «à disposition», il vous fait subir ce qu’il redoute le plus : être envahi. Des piques répétitifs, des réflexions qui semblent parfois anodines, des reproches, etc. Souvent avec l’accumulation de ces petites choses, le conjoint harcelé finit par prendre l’habitude de se censurer.

L’instinct de domination
Comme le souligne le psychosociologue Abdelkarim Belhaj : «Il n’y a aucune société qui peut être définie ou qualifiée par le harcèlement, comme il n’y a pas de profil psychologique de harceleur. Mais des personnes qui harcèlent, il en existe et il y a lieu d’en déterminer les caractéristiques et le profil. Toutefois, certaines pratiques parentales ou familiales lorsqu’elles se représentent sous forme d’un autoritarisme rigide sont interprétées, voire justifiées, en termes de traditions ou de soi-disant pratiques des ancêtres saupoudrées de références culturelles, etc. ».

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