Hommage

Haïm Botbol célèbre ses 60 ans de carrière

Publié le : 13 juin 2013 - A.A., LE MATIN

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 Mardi 18 juin sera un de ces moments chaleureux et d’émotion, mais aussi de reconnaissance à l’égard d’un musicien, chanteur et compositeur que les critiques s’accordent à appeler «un grand maître» : Haïm Botbol.

Il s’agit d’un grand hommage qui lui sera réservé au SOC de Casablanca, sur la route d’El Jadida. Organisée par le comité de soutien au crooner, en partenariat avec FTG records, cette soirée d’hommage s’annonce très riche. Elle retrace, en deux temps, le parcours de ce monstre de la pop marocaine durant 60 ans. D’abord, à 18 h 30, une table ronde réunira une pléiade de personnalités autour de «La place des Botbol dans la musique marocaine depuis les années 50». Cette rencontre sera animée par Jamal Abdennassar. Artistes, musiciens, journalistes, producteurs, entre autres, seront aussi au rendez-vous pour débattre d’un parcours riche et tout sauf immobile, celui du grand Haïm Botbol. Il s’agit de Marcel Botbol, Vanessa Paloma, Maxime Karoutchi, Benomar Ziani, du  musicologue Ahmed Aydoun et des journalistes et écrivains Omar Salim et Mohamed Ameskane…

Ensuite, à partir de 21 h, un autre moment fort attend le public présent : un concert de musique de Haïm Botbol himself. Mais sur scène, il ne sera pas seul. Il sera accompagné d’une poignée de musiciens de renom, dont on citera Maxime Kartouchi, et de son orchestre, mais également Benomar Ziani, Vanessa Paloma, ainsi que d’autres invités-surprises. «Pour que le plaisir perdure, un livre souvenir, bien documenté et richement illustré, sera édité à l’occasion, ainsi que 2 CD, “Botbol Traditions”, “Botbol 2013”, des exclusivités produites par Maurice Elbaz, contenant les refrains d’hier et ceux d’aujourd’hui», promettent les organisateurs.


Un long et riche parcours

Haïm Abitbol, c’est la grande époque de la musique populaire marocaine. Ledit «Botbol» est un artiste judéo-arabe issu d’une famille juive de Fès. Né dans les années 30, d’un cheikh (chanteur) fassi, il en hérite les qasidas (poésies) traditionnelles. À partir de 1950, il collabore aux projets de Salim (Shlomo ou Simon) Halali et contribue ainsi à cette mosaïque qu’est la culture musicale maghrébine. Il est rapidement repéré par Philips qui lui fait signer un contrat en 1960. Mêlant pendant cinq décennies chaâbi marocain, melhoun, Imssawa, gnawouie, salsa, reggae, funk, techno, hip-hop et cherki ou rai, il enregistre plus de 80 morceaux entre les deux rives de la Méditerranée. C’est au début des années 2000, au sommet de sa maturité musicale, que Haïm Abitbol rencontre Maurice Elbaz. Celui-ci lui donne la possibilité de revisiter son répertoire dans les meilleures conditions d’enregistrement, entouré de musiciens de studio accomplis, à l’instar de Mohcine Regragui, formé par FTG Records (premier label musical indépendant marocain) et dont le père jouait déjà avec lui dans les années 1960.


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