Le pétrole continue à mener la vie dure aux pays importateurs, dont le Maroc. En fait, le coût des achats des produits pétroliers à l'étranger est toujours aussi élevé, se posant comme une équation difficile à résoudre. La nouvelle équipe au gouvernement en cours de constitution sait donc à quoi s'en tenir concernant cet approvisionnement qui pèse très lourd dans le budget de l'Etat, via la caisse de compensation. D'après les premières déclarations d'un membre du PJD qui est pressenti au département des Finances, il s'avère que la réforme de cette caisse, qui engloutit des dizaines de milliards pour subventionner les carburants et certains produits de première nécessité, est une des grandes priorités. De même, on a lancé l'idée des contrats à long terme avec des pays fournisseurs du Royaume en pétrole brut pour se prémunir contre la forte volatilité des prix sur le marché international.
En attendant, l'on ne peut que subir la flambée des cours de ce produit. Les derniers chiffres disponibles à ce sujet montrent bien cette difficulté qu'éprouve le pays à faire face à l'approvisionnement en produits pétroliers. En fait, d'après les derniers indicateurs fournis par l'Office des changes, les achats des produits énergétiques ont représenté à eux seuls un quart du total des importations du pays au cours des onze premiers mois de cette année. Ces achats se sont élevés à plus de 81,5 milliards de DH, en hausse de près de 20% par rapport à la même période de l'année dernière. Ainsi, les importations du pétrole brut ont progressé de plus de 25%, atteignant près de 28 milliards de DH, malgré leur baisse en volume, avec près de -5%. Cette hausse en valeur est due au renchérissement de près de 32% du prix moyen de la tonne importée.
De même, on note une nette augmentation des achats des gas oils et fuel oils (près de 61%), du gaz de pétrole et autres hydrocarbures (près de 26%), de l'énergie électrique (près de 31%)…
Il est à noter que les dépenses de compensation (dont la plus grosse part est destinée à la subvention des produits pétroliers) ont atteint 37,3 milliards de DH de janvier à septembre dernier, en progression de plus de 86%, sous l'effet de la flambée des cours internationaux des matières premières, notamment le pétrole. Pour toute l'année, cette enveloppe devra tourner autour de 45 milliards de DH, selon les estimations. Et la situation n'est près de s'améliorer. En fait, malgré une conjoncture économique internationale difficile, marquée par un ralentissement de la demande sur ce produit, les prix du pétrole arrivent à se maintenir à un niveau élevé. Ce maintien est dû notamment à l'intervention de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui vise à empêcher une baisse des prix. Cette intervention est venue notamment après une chute des prix du pétrole de plus de 5% au milieu de la semaine dernière, tombant en dessous de 95 dollars, sous l'effet de la forte remontée du dollar et, dans une moindre mesure, par la révision à la hausse des prévisions de l'Opep. Ce cartel a ainsi repris les choses en main le jour même, en fixant un plafond de production totale proche du niveau actuel, soit 30 millions de barils par jour (mbj). Objectif : soutenir les prix élevés du baril dans un contexte économique incertain pour les maintenir au-dessus de 100 dollars le baril. Cette décision est justifiée par les prévisions qui font état d'une baisse de la demande énergétique mondiale pour 2012, sur fond du net ralentissement de la croissance économique.
En attendant, l'on ne peut que subir la flambée des cours de ce produit. Les derniers chiffres disponibles à ce sujet montrent bien cette difficulté qu'éprouve le pays à faire face à l'approvisionnement en produits pétroliers. En fait, d'après les derniers indicateurs fournis par l'Office des changes, les achats des produits énergétiques ont représenté à eux seuls un quart du total des importations du pays au cours des onze premiers mois de cette année. Ces achats se sont élevés à plus de 81,5 milliards de DH, en hausse de près de 20% par rapport à la même période de l'année dernière. Ainsi, les importations du pétrole brut ont progressé de plus de 25%, atteignant près de 28 milliards de DH, malgré leur baisse en volume, avec près de -5%. Cette hausse en valeur est due au renchérissement de près de 32% du prix moyen de la tonne importée.
De même, on note une nette augmentation des achats des gas oils et fuel oils (près de 61%), du gaz de pétrole et autres hydrocarbures (près de 26%), de l'énergie électrique (près de 31%)…
Il est à noter que les dépenses de compensation (dont la plus grosse part est destinée à la subvention des produits pétroliers) ont atteint 37,3 milliards de DH de janvier à septembre dernier, en progression de plus de 86%, sous l'effet de la flambée des cours internationaux des matières premières, notamment le pétrole. Pour toute l'année, cette enveloppe devra tourner autour de 45 milliards de DH, selon les estimations. Et la situation n'est près de s'améliorer. En fait, malgré une conjoncture économique internationale difficile, marquée par un ralentissement de la demande sur ce produit, les prix du pétrole arrivent à se maintenir à un niveau élevé. Ce maintien est dû notamment à l'intervention de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui vise à empêcher une baisse des prix. Cette intervention est venue notamment après une chute des prix du pétrole de plus de 5% au milieu de la semaine dernière, tombant en dessous de 95 dollars, sous l'effet de la forte remontée du dollar et, dans une moindre mesure, par la révision à la hausse des prévisions de l'Opep. Ce cartel a ainsi repris les choses en main le jour même, en fixant un plafond de production totale proche du niveau actuel, soit 30 millions de barils par jour (mbj). Objectif : soutenir les prix élevés du baril dans un contexte économique incertain pour les maintenir au-dessus de 100 dollars le baril. Cette décision est justifiée par les prévisions qui font état d'une baisse de la demande énergétique mondiale pour 2012, sur fond du net ralentissement de la croissance économique.
