Journée internationale de la femme

La femme rurale, un maillon incontournable dans le processus de développement

Publié le : 11 mars 2013 - Soumaya Bencherki, LE MATIN

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 En termes de chiffres, la gent féminine en milieu rural représente 41,6% des 16,4 millions de femmes que compte le Royaume. Le nombre de plus en plus croissant de coopératives présidées par les femmes est un autre indicateur révélateur. Au vu de ces chiffres, la revalorisation de la femme rurale est plus que jamais nécessaire. Surtout dans le contexte actuel, marqué particulièrement par une prise de conscience de son rôle et par son statut d’égal de l’homme dans les droits et les devoirs, comme stipulé dans la nouvelle Constitution.

Dans cet élan d’idées, la ministre du gouvernement de Benkirane Bassima Hakkaoui, en charge de la Solidarité, de la famille et de la femme, a relevé, lors de son intervention à l’ouverture du congrès international organisé par l’UNFM, les efforts consentis par le Royaume durant cette dernière décennie pour la promotion de la condition de la femme rurale, notamment son appui aux activités génératrices de revenus ainsi que la structuration du cadre des activités et la consécration du droit de la femme à accéder à la propriété (terres des communes). En ce qui concerne les actions de son ministère, Bassima Hakkaoui a mis en exergue sa stratégie qui vise l’édification d’un pôle social, notamment la promotion des conditions de la femme à travers son appui et la préservation de ses droits.

En tout cas, la ministre voit dans la démarche participative mettant à contribution toutes composantes de la société une condition sine qua non pour l’amélioration de la situation de la femme. Pour elle, «il est temps de mener une réflexion sérieuse autour de la question de la femme afin de pouvoir surmonter les obstacles qui empêchent son épanouissement», avant d’ajouter qu’il faut profiter du climat démocratique propice pour mener à bien à cette mission.


Recommandations du congrès

Le congrès international organisé par l’UNFM sur le thème «Femme rurale partenaire du processus de développement» a clôturé ses travaux en formulant plusieurs recommandations dont voici les plus importantes :
Atelier 1 : Dynamisation des réseaux
au profit de la femme rurale
• Créer un cadre normatif et référentiel approprié pour assurer la sécurité juridique qui garantirait les droits citoyens de la femme rurale et ses acquis sociaux, économiques et culturels.
• Réhabiliter son statut de propriétaire, mais aussi mettre en place des garanties contre les catastrophes naturelles ainsi que des mesures pour la protection sociale…
• Bâtir et développer un cadre institutionnel et un partenariat de réseaux sur des bases fondamentales.
• Créer des plates-formes institutionnelles pour associer la femme rurale aux prises
de décision et aux mécanismes de suivi,
d’évaluation et de gestion des résultats.
• Créer des réseaux intrarégionaux, régionaux sous-régionaux, voire une fédération des réseaux pour la proximité.
• Mettre en place un système d’accompagnement, d’encadrement et de renforcement des capacités pour en faire bénéficier le réseau.
• Créer des centres de conseil d’orientation, d’information au profit de la femme rurale avec les outils pédagogiques appropriés.
Atelier 2 : L’approche genre et bonne gouvernance
• Renforcement des capacités de la femme rurale pour qu’elle puisse être actrice des programmes de développement.
• Favoriser la participation de l’homme aux côtés de la femme, pour faciliter l’accès
et le contrôle de la femme aux ressources
et aux réseaux de distribution.
• Inciter la femme rurale à participer
à la gestion de la chose locale et faciliter son intégration aux pouvoirs de décision
au niveau local.
• Faciliter l’accès des femmes rurales aux médias et aux technologies de l’information.
Atelier 3 : «Autonomisation des femmes rurales»
• Impliquer les femmes rurales dans
le processus d’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et
des programmes visant la promotion de leur situation et de leur statut.
• Mettre la femme rurale à la tête des priorités du développement humain, y compris celui culturel, économique, social et environnemental, en prenant en considération la vulnérabilité de leur situation, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation.
• Permettre aux femmes rurales d’accéder aux ressources et de les contrôler pour parvenir à leur autonomisation économique.
• Œuvrer pour l’accès égal des femmes
rurales aux centres de décision, aussi bien au niveau public que privé et lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence dont elles sont victimes.


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