Mettre à niveau les structures judiciaires et administratives et renforcer la compétence des ressources humaines, voici deux axes majeurs de la réforme de la justice que Mohamed Taieb Naciri, le ministre chargé de ce département, veut attaquer sans trop tarder.
Pour ce responsable gouvernemental, l'amélioration de la qualité du service judiciaire passe forcément par l'atteinte de ces deux objectifs. Lors d'une conférence de presse tenue récemment à Rabat pour informer l'opinion publique de l'avancement de la réforme, M. Naciri a annoncé l'acquisition d'un terrain d'une superficie de 5 hectares dans la zone de Technopolis à Salé.
Objectif : édifier un institut de magistrature à la hauteur des aspirations nationales. Il s'agira d'un complexe universitaire de très haut standing qui sera doté d'équipements répondant aux normes internationales et qui sera réalisé dans le but d'accueillir un plus grand nombre de magistrats.
En effet, le ministre ne cache pas son ambition de hausser l'effectif des cadres judiciaires. Cela se traduit déjà en chiffres. En effet, en octobre prochain, près de 400 magistrats seront promus de l'Institut supérieur de magistrature contre 300 seulement en 2010.
Selon le directeur de l'Institut supérieur de la magistrature, Mohamed Said Bennani, l'institut vise non seulement la quantité mais également la qualité puisqu'il ambitionne de former des magistrats de haut niveau certes, mais surtout de les doter des compétences nécessaires à la compréhension de leur environnement et de ses mécanismes. En d'autres termes, il s'agit de préparer des hommes et des femmes en phase avec l'évolution économique, politique et socioculturelle de leur pays.
Aussi, et en plus des programmes de formation des magistrats, des fonctionnaires et des auxiliaires de justice, le ministère accorderait un intérêt particulier au domaine de la formation qui constitue, selon M. Naciri, le soubassement d'une justice de qualité. Cet intérêt se manifeste par la mobilisation d'un budget de 12 millions de dirhams pour le financement de ce volet. Un investissement qui a déjà donné ses fruits puisqu'il a contribué à la formation de 2.500 magistrats et fonctionnaires.
Par ailleurs, le ministère a procédé au recrutement direct de 33 avocats ayant exercé
la profession plus de 15 ans ainsi que 34 fonctionnaires dans les différents services du Ministère.
Une action qui s'inscrit, d'après M. Naciri, dans le cadre d'une politique courageuse adoptée dernièrement par ce département et qui a pour but de combler le manque en ressources humaines et de rehausser la qualité du service judiciaire, et ce, à travers le recrutement de près de 3360 fonctionnaires tous grades confondus durant la période 2008-2012.
D'après le chef du département de la justice, ces démarches sont entreprises en parallèle aux actions visant l'amélioration et la promotion de la situation sociale des magistrats et des fonctionnaires de la justice qui prévoient entre autres la révision des salaires des magistrats
de la deuxième et troisième catégorie et l'adoption d'une nouvelle version du projet de loi portant création et organisation de la Fondation Mohammedia des œuvres sociales des magistrats et des fonctionnaires du ministère de la Justice.
Dans le même cadre, le ministère compte élaborer des projets de conventions visant à promouvoir l'habitat à des prix préférentiels à des taux relativement bas au profit des magistrats et des fonctionnaires de la justice.
Pour ce responsable gouvernemental, l'amélioration de la qualité du service judiciaire passe forcément par l'atteinte de ces deux objectifs. Lors d'une conférence de presse tenue récemment à Rabat pour informer l'opinion publique de l'avancement de la réforme, M. Naciri a annoncé l'acquisition d'un terrain d'une superficie de 5 hectares dans la zone de Technopolis à Salé.
Objectif : édifier un institut de magistrature à la hauteur des aspirations nationales. Il s'agira d'un complexe universitaire de très haut standing qui sera doté d'équipements répondant aux normes internationales et qui sera réalisé dans le but d'accueillir un plus grand nombre de magistrats.
En effet, le ministre ne cache pas son ambition de hausser l'effectif des cadres judiciaires. Cela se traduit déjà en chiffres. En effet, en octobre prochain, près de 400 magistrats seront promus de l'Institut supérieur de magistrature contre 300 seulement en 2010.
Selon le directeur de l'Institut supérieur de la magistrature, Mohamed Said Bennani, l'institut vise non seulement la quantité mais également la qualité puisqu'il ambitionne de former des magistrats de haut niveau certes, mais surtout de les doter des compétences nécessaires à la compréhension de leur environnement et de ses mécanismes. En d'autres termes, il s'agit de préparer des hommes et des femmes en phase avec l'évolution économique, politique et socioculturelle de leur pays.
Aussi, et en plus des programmes de formation des magistrats, des fonctionnaires et des auxiliaires de justice, le ministère accorderait un intérêt particulier au domaine de la formation qui constitue, selon M. Naciri, le soubassement d'une justice de qualité. Cet intérêt se manifeste par la mobilisation d'un budget de 12 millions de dirhams pour le financement de ce volet. Un investissement qui a déjà donné ses fruits puisqu'il a contribué à la formation de 2.500 magistrats et fonctionnaires.
Par ailleurs, le ministère a procédé au recrutement direct de 33 avocats ayant exercé
la profession plus de 15 ans ainsi que 34 fonctionnaires dans les différents services du Ministère.
Une action qui s'inscrit, d'après M. Naciri, dans le cadre d'une politique courageuse adoptée dernièrement par ce département et qui a pour but de combler le manque en ressources humaines et de rehausser la qualité du service judiciaire, et ce, à travers le recrutement de près de 3360 fonctionnaires tous grades confondus durant la période 2008-2012.
D'après le chef du département de la justice, ces démarches sont entreprises en parallèle aux actions visant l'amélioration et la promotion de la situation sociale des magistrats et des fonctionnaires de la justice qui prévoient entre autres la révision des salaires des magistrats
de la deuxième et troisième catégorie et l'adoption d'une nouvelle version du projet de loi portant création et organisation de la Fondation Mohammedia des œuvres sociales des magistrats et des fonctionnaires du ministère de la Justice.
Dans le même cadre, le ministère compte élaborer des projets de conventions visant à promouvoir l'habitat à des prix préférentiels à des taux relativement bas au profit des magistrats et des fonctionnaires de la justice.
