Il en est des concepts que l'on galvaude sans réellement en savoir le sens exact. Plus encore, l'ignorance, souvent, est mauvaise conseillère quand on confond véracité et interprétation. Cette dernière étant le fruit d'une lecture ne renvoie pas forcément à la chose approchée. Il en est ainsi du concept de l'autorité locale. Quand on en parle, c'est la plupart des temps en se référant à la relation qui lie cette entité et les administrés. Pas plus. Du coup, on valse entre les hauts et les bas que cette relation traverse. D'où, justement, tout l'intérêt que revêt un livre comme « Le concept de l'autorité au Maroc » de l'ancien wali, Hammouda El Caïd.
De manière très pédagogique, l'auteur prend la main de son lecteur dans une sorte de visite guidée dans les arcanes de l'administration. Avec le didactisme d'un sorbonnard, l'auteur opte pour la description « l'évolution et la pratique de la mission de l'agent d'autorité que symbolise, précisément dans son action quotidienne, le gouverneur d'une province ou d'une préfecture. »
Avec la pédagogie d'un docteur en sciences sociales et sociologie du développement, l'histoire de l'évolution institutionnelle du Maroc est revisitée. Notamment, en s'arrêtant sur la période d'avant le protectorat, en passant par les Idrissides, les Almohades, les Almoravides, les Mérinides, les Ouatassides et les Saâdiens, pour arriver à la dynastie Alaouite. Une rétrospective qui nous met dans les approches de la gestion de la chose territoriale durant toutes ces périodes.
Une redécouverte passionnante qui éclaire le lecteur sur un ensemble de concepts et de pratiques qui ont jalonné l'histoire du Maroc. En particulier cette partie, relative aux structures sociales du pays, qui renseigne sur les modes d'organisation.
Par ailleurs, la deuxième partie est assez riche en enseignements sur la période allant de l'indépendance à nos jours, où l'auteur s'appesantit sur plusieurs thématiques. A savoir « Le représentant de l'Etat », le recrutement, sa mission de gestion administrative au quotidien, ainsi que son rôle dans le cadre de la coordination des services extérieurs.
Un autre chapitre non instructif est celui lié au « Rôle économique et social du gouverneur ». L'auteur se limite, dans ce sens, à trois domaines essentiels qui illustrent l'action quotidienne du représentant de l'Etat. A savoir l'agriculture, le contrôle des prix et le tourisme.
On retiendra, à ce propos, une phrase significative qui renvoie au rôle d'animation et de coordination qui incombe au gouverneur et au wali. Lequel consiste, dit l'auteur, « à susciter les initiatives, provoquer les rencontres utiles, fournir les renseignements et conseils nécessaires, accélérer les procédures, aplanir les difficultés aux promoteurs et soutenir leurs efforts. »
De manière très pédagogique, l'auteur prend la main de son lecteur dans une sorte de visite guidée dans les arcanes de l'administration. Avec le didactisme d'un sorbonnard, l'auteur opte pour la description « l'évolution et la pratique de la mission de l'agent d'autorité que symbolise, précisément dans son action quotidienne, le gouverneur d'une province ou d'une préfecture. »
Avec la pédagogie d'un docteur en sciences sociales et sociologie du développement, l'histoire de l'évolution institutionnelle du Maroc est revisitée. Notamment, en s'arrêtant sur la période d'avant le protectorat, en passant par les Idrissides, les Almohades, les Almoravides, les Mérinides, les Ouatassides et les Saâdiens, pour arriver à la dynastie Alaouite. Une rétrospective qui nous met dans les approches de la gestion de la chose territoriale durant toutes ces périodes.
Une redécouverte passionnante qui éclaire le lecteur sur un ensemble de concepts et de pratiques qui ont jalonné l'histoire du Maroc. En particulier cette partie, relative aux structures sociales du pays, qui renseigne sur les modes d'organisation.
Par ailleurs, la deuxième partie est assez riche en enseignements sur la période allant de l'indépendance à nos jours, où l'auteur s'appesantit sur plusieurs thématiques. A savoir « Le représentant de l'Etat », le recrutement, sa mission de gestion administrative au quotidien, ainsi que son rôle dans le cadre de la coordination des services extérieurs.
Un autre chapitre non instructif est celui lié au « Rôle économique et social du gouverneur ». L'auteur se limite, dans ce sens, à trois domaines essentiels qui illustrent l'action quotidienne du représentant de l'Etat. A savoir l'agriculture, le contrôle des prix et le tourisme.
On retiendra, à ce propos, une phrase significative qui renvoie au rôle d'animation et de coordination qui incombe au gouverneur et au wali. Lequel consiste, dit l'auteur, « à susciter les initiatives, provoquer les rencontres utiles, fournir les renseignements et conseils nécessaires, accélérer les procédures, aplanir les difficultés aux promoteurs et soutenir leurs efforts. »
