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Lundi 11 Mai 2026
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L’opposition syrienne nie vouloir gouverner avec un pro-Assad

Le Conseil national syrien refuse tout gouvernement d’union nationale présidé par un membre du régime.

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Le Conseil national syrien (CNS) refuse tout gouvernement d’union nationale présidé par un membre du régime, a déclaré mardi une de ses porte-parole, Bassma Kodmani, contrairement à ce qu’avait affirmé plus tôt un autre porte-parole du CNS, George Sabra.

«Il n’a jamais été question d’un gouvernement d’union nationale présidé par un membre du régime», a déclaré à Paris Mme Kodmani, responsable des relations extérieures de cette instance qui rassemble la majorité des courants de l’opposition syrienne. «D’un gouvernement de transition il est question bien sûr, mais de l’opposition, pas présidé par un membre du pouvoir», a insisté Mme Kodmani.

George Sabra, membre du CNS, avait affirmé à Beyrouth que l’opposition syrienne était prête à accepter qu’une «personnalité du régime» du président syrien Bachar al-Assad dirige le pays pendant une période de transition. Toujours selon M. Sabra, le transfert des pouvoirs d’Assad à une des personnalités du régime pour diriger une période de transition à l’instar de ce qui s’est passé au Yémen».

Lundi, les chefs de la diplomatie des pays de la Ligue arabe, réunis à Doha, ont appelé le président syrien, qui fait face à une révolte armée, à renoncer rapidement au pouvoir en échange d’une sortie «sûre» pour lui-même et sa famille, une offre rejetée par Damas.

Cette initiative de sortie honorable a été rejetée par la France. «Tous les dictateurs doivent payer pour leurs crimes», a déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. «La Ligue arabe a fait cette proposition, mais je pense que sur la longue période tous les dictateurs devront payer leurs crimes», a-t-il affirmé à la chaîne de télévision France 2 en évoquant un bilan «de 20 000 personnes qui sont mortes» depuis mars 2011.

«Le régime syrien a reconnu lundi pour la première fois posséder des armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d’intervention militaire occidentale, mais jamais contre sa population, suscitant immédiatement des mises en garde internationales.»

Le président des États-Unis Barack Obama a prévenu le régime de Damas qu’il commettrait une «erreur tragique» et devrait rendre des comptes s’il utilisait ses armes chimiques. Berlin a qualifié cette menace de «monstrueuse» et Londres l’a jugée «inacceptable».

Alors que les combats entre armée régulière et rebelles s’intensifient, «le général Ali Mamlouk est devenu chef du bureau de la sûreté nationale, qui chapeaute l’ensemble de l’appareil sécuritaire syrien, a indiqué mardi une source des services de sécurité à Damas.» «Le général Ali Mamlouk, qui était chef de la sûreté de l’État, devient désormais chef du bureau de la sûreté nationale, avec rang de ministre et il chapeaute tout l’appareil sécuritaire. Il dépend directement du président Bachar al-Assad», a indiqué cette source.
Face à la détérioration de la situation des réfugiés, «l’Irak va installer des camps à deux de ses trois postes-frontières avec la Syrie pour accueillir les réfugiés syriens fuyant les violences», a annoncé le porte-parole du gouvernement irakien mardi.

Après avoir mis en avant la «situation sécuritaire» en Irak pour justifier son refus d’accueillir des réfugiés syriens la semaine dernière, le Premier ministre Nouri al-Maliki a donné ordre lundi aux forces de sécurité d’autoriser leur entrée sur le sol irakien. «Le Conseil des ministres a décidé d’édifier des camps pour accueillir les réfugiés syriens», a expliqué Ali Dabbagh, porte-parole du gouvernement irakien, dans un communiqué.

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