C'est avec du plaisir, de la curiosité et quelque appréhension que les élèves du Collège Sidi Mohammed Ben Abdellah à El Jadida ont rencontré, la semaine dernière, l'écrivaine maroco-belge Betty Batoul, auteur de «Un coquelicot en hiver ? Pourquoi pas» et présidente de l'association belge «Asbl Succès».
Une rencontre qui entre dans le cadre d'une démarche mise en place par l'association qui rencontre, en Europe comme au Maroc, des écoliers, des collégiens, des lycéens et des étudiants afin de partager les expériences de vie, mais aussi de leur parler des dangers, en guise de prévention. Ces moments sont très appréciés par les élèves et représentent une trêve dans la théorie de leur quotidien scolaire. Grande conteuse, Betty a raconté avec simplicité et compétence pédagogique son histoire en évoquant d'abord son enfance. «Cela a commencé depuis ma petite enfance par des attentats à la pudeur. Je suis née dans un foyer belgo-marocain, avec des parents qui ont eu une vie très dure. J'étais ballotée entre le Maroc et la Belgique et je ne parvenais pas à ancrer mes racines.J'étais maltraitée par mon père, puis par ma famille d'accueil», raconte Betty.
Ensuite, Betty fait la rencontre d'un instituteur pervers, et ce fut la période la plus difficile pour elle. A l'adolescence, elle était, raconte-t-elle, déjà brisée. Elle change trois fois d'école. Puis, elle part à Bruxelles où elle multiplie les tentatives de suicide et tombe dans l'alcool. «Au début de ma vie de femme, j'apparais comme une proie facile. Je pense avoir rencontré le prince charmant et pendant six ans, je subis des violences conjugales. Mon premier enfant que j'ai eu dans ce chaos souffre de problèmes de santé «, se remémore Betty. Puis, un jour, l'auteur a eu la nette conviction que le chemin vers le bonheur n'est pas forcément direct, mais il existe. Et, après avoir raconté son histoire dans son roman «Un coquelicot en hiver ? Pourquoi pas...», elle a voulu poursuivre ce travail de terrain et montrer qu'il existe d'autres succès dans la vie. Il faut simplement y croire. Car les obstacles font partie de la vie, et on peut les franchir. Derrière les nuages et le brouillard, un merveilleux soleil brille! «Je vous conseille de ne jamais cesser de croire que vous pouvez trouver le bonheur… Cela est valable pour les petits comme pour les grands. N'oubliez pas que «Quand on veut, on peut !». Allez au bout de vos rêves et ne laissez jamais personne vous dire que vous ne pouvez pas réussir!», indique Betty.
Pour conclure, l'écrivaine a fait savoir que grâce à la collaboration d'autres femmes et hommes, ayant subi également des violences dans le passé, elle a décidé de créer l'association «Asbl Succès» afin d'éclairer la route en donnant un visage d'espoir aux victimes. Ainsi, à l'aide de témoignages, conseils et autres astuces, les membres de l'association tentent de démontrer qu'on peut se reconstruire, même si de grandes souffrances font partie de notre route… Les échanges d'idées entre l'écrivaine et les collégiens ont été très riches, permettant d'évoquer les thèmes de la fugue, de la famille, de l'adolescence, de la souffrance, des violences conjugales, des agressions, des abus sexuels, du harcèlement et de la maltraitance. Betty, simple et généreuse dans ses réponses, a vite décomplexé des adolescents peu habitués à rencontrer des écrivains qui parlent de ces thèmes dits tabous . A noter à la fin que Betty, accompagnée de son fils Julien, a eu aussi des rencontres, entre le 22 et 26 octobre 2011 avec le public dans la Bibliothèque El Kadiri, les élèves de l'école Khadija Al Oum Mouminine, les élèves du Lycée Charcot, les étudiants de la Faculté Polydisciplinaire ainsi que les enfants du centre Dar Alamal.
Une rencontre qui entre dans le cadre d'une démarche mise en place par l'association qui rencontre, en Europe comme au Maroc, des écoliers, des collégiens, des lycéens et des étudiants afin de partager les expériences de vie, mais aussi de leur parler des dangers, en guise de prévention. Ces moments sont très appréciés par les élèves et représentent une trêve dans la théorie de leur quotidien scolaire. Grande conteuse, Betty a raconté avec simplicité et compétence pédagogique son histoire en évoquant d'abord son enfance. «Cela a commencé depuis ma petite enfance par des attentats à la pudeur. Je suis née dans un foyer belgo-marocain, avec des parents qui ont eu une vie très dure. J'étais ballotée entre le Maroc et la Belgique et je ne parvenais pas à ancrer mes racines.J'étais maltraitée par mon père, puis par ma famille d'accueil», raconte Betty.
Ensuite, Betty fait la rencontre d'un instituteur pervers, et ce fut la période la plus difficile pour elle. A l'adolescence, elle était, raconte-t-elle, déjà brisée. Elle change trois fois d'école. Puis, elle part à Bruxelles où elle multiplie les tentatives de suicide et tombe dans l'alcool. «Au début de ma vie de femme, j'apparais comme une proie facile. Je pense avoir rencontré le prince charmant et pendant six ans, je subis des violences conjugales. Mon premier enfant que j'ai eu dans ce chaos souffre de problèmes de santé «, se remémore Betty. Puis, un jour, l'auteur a eu la nette conviction que le chemin vers le bonheur n'est pas forcément direct, mais il existe. Et, après avoir raconté son histoire dans son roman «Un coquelicot en hiver ? Pourquoi pas...», elle a voulu poursuivre ce travail de terrain et montrer qu'il existe d'autres succès dans la vie. Il faut simplement y croire. Car les obstacles font partie de la vie, et on peut les franchir. Derrière les nuages et le brouillard, un merveilleux soleil brille! «Je vous conseille de ne jamais cesser de croire que vous pouvez trouver le bonheur… Cela est valable pour les petits comme pour les grands. N'oubliez pas que «Quand on veut, on peut !». Allez au bout de vos rêves et ne laissez jamais personne vous dire que vous ne pouvez pas réussir!», indique Betty.
Pour conclure, l'écrivaine a fait savoir que grâce à la collaboration d'autres femmes et hommes, ayant subi également des violences dans le passé, elle a décidé de créer l'association «Asbl Succès» afin d'éclairer la route en donnant un visage d'espoir aux victimes. Ainsi, à l'aide de témoignages, conseils et autres astuces, les membres de l'association tentent de démontrer qu'on peut se reconstruire, même si de grandes souffrances font partie de notre route… Les échanges d'idées entre l'écrivaine et les collégiens ont été très riches, permettant d'évoquer les thèmes de la fugue, de la famille, de l'adolescence, de la souffrance, des violences conjugales, des agressions, des abus sexuels, du harcèlement et de la maltraitance. Betty, simple et généreuse dans ses réponses, a vite décomplexé des adolescents peu habitués à rencontrer des écrivains qui parlent de ces thèmes dits tabous . A noter à la fin que Betty, accompagnée de son fils Julien, a eu aussi des rencontres, entre le 22 et 26 octobre 2011 avec le public dans la Bibliothèque El Kadiri, les élèves de l'école Khadija Al Oum Mouminine, les élèves du Lycée Charcot, les étudiants de la Faculté Polydisciplinaire ainsi que les enfants du centre Dar Alamal.
