L’Association de la zone industrielle Sud-Ouest de Mohammedia (AZIM) a organisé récemment son 2e forum sur le thème «la Zone industrielle : une démarche écocitoyenne» sous la présidence du ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara. Organisé en partenariat avec la délégation de l’Industrie, du commerce de Mohammedia et la Chambre de commerce d’industrie et de services, cet évènement a réuni des entreprises, investisseurs et administrations publiques afin de faire connaître le potentiel industriel de cette zone et d’établir une idée sur son fonctionnement futur.
«Le succès d’une zone industrielle repose sur l’environnement qu’elle offre aux investisseurs, ses adhérents. Mais cet objectif reste intimement lié à l’engagement des acteurs économiques, de l’autorité locale et régionale et de la coordination des différents secteurs vitaux concernés par l’amélioration des infrastructures et de l’accessibilité», affirme le ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies. D’après lui, si la zone industrielle de l’Oriental ne connaît pas encore l’engouement escompté, c’est parce que les vols aériens de provenance et à destination de Casablanca ne sont pas adaptés aux besoins des investisseurs, d’après leurs propres témoignages : «C’est donc un travail collectif dans lequel chaque partie doit jouer pleinement son rôle.» La zone industrielle de Mohammedia est entrée dans une nouvelle phase. Presque, la totalité des lots est opérationnelle. Aujourd’hui, cette zone s’apprête à entamer une 2e étape qui consiste à produire et à proposer des services à ses adhérents.
Pour ce faire, elle se propose de créer un centre de services solidaires ayant pour objectifs d’améliorer la qualité de travail dans la zone. Il s’agit entre autres d’un lieu de restauration respectant les mesures d’hygiène et offrant aux salariés de la zone des repas dans de bonnes conditions et à des prix raisonnables, un Business Center offrant de multiples services multimédias surtout à des sociétés qui n’en disposent pas et d’un centre de formation permettant de dispenser des cours allant des méthodes de management jusqu’à des cours d’alphabétisation en passant par des cours de gestion, de comptabilité ou de sensibilisation à la qualité ou à la sécurité. La création d’un site web dynamique est également envisagée. Il collectera toutes les informations susceptibles d’intéresser les adhérents (problèmes douaniers, fiscaux, marché d’emplois…) Par ailleurs, la zone a pour ambition à travers une démarche écocitoyenne d’offrir à ses membres un cadre de travail agréable dans un environnement propre et non pollué.
À ce titre, elle envisage de passer une convention avec une entreprise de la zone déjà engagée dans une démarche environnementale qui prévoit dans sa charte de planter sur la zone un nombre d’arbres équivalent à sa consommation annuelle de papier. Un pool de sociétés intéressées par la collecte des déchets industriels afin de mieux les valoriser sera aussi constitué. La Zone industrielle Sud-Ouest de Mohammedia projette, par ailleurs, de mettre en œuvre à moyen terme un plan d’aménagement d’un parc le long de l’autoroute pour des moments de détente ou de pratiques sportives. Néanmoins, tous ces travaux demandent une réelle motivation de la totalité des membres à travers leur implication effective. «Étant donné que la zone est saturée, je saisis cette occasion pour solliciter l’intervention de monsieur le ministre pour planifier l’aménagement d’une autre zone dans la préfecture de Mohammedia pour satisfaire les demandes des investisseurs qui souhaitent s’y installer, et permettre ainsi à notre ville de récupérer la place qui lui revient sur l’échiquier des régions industrielles», souligne Abdelkarim Mazouzi, président de la Chambre de commerce d’industrie et de Services de Mohammedia.
Selon le président de l’AZIM, Abdallah Zouhir, la Zone industrielle Sud-Ouest de Mohammedia est une véritable cité industrielle qui propose aux investisseurs tous les équipements de base et sociaux nécessaires à la création de leurs entreprises. Elle a été mise en place en 1991 et gérée par un cahier des charges réglementant l’attribution et la valorisation des lots. La superficie totale de cette plateforme est de 117 hectares dont 58 hectares ont été réservés à la première tranche, répartis sur 282 lots allant de 350 à 4000 m². Vers la fin du mois de décembre 2013, 90% des lots seront attribués.La zone compte aujourd’hui plus de 160 entreprises en activité représentant plusieurs secteurs tels que le secteur des industries mécaniques et métallurgiques, le secteur de la chimie et parachimie, le secteur de l’agroalimentaire et le secteur du textile et de l’habillement ainsi que les services liés à l’industrie. À terme, cette zone atteindra plus de 280 entreprises à l’horizon 2015 avec une plus-value en matière de création d’emplois et de richesses. Dans ce sens, plus de 7 000 emplois sont créés avec un investissement global d’environ 600 millions de dirhams.
