Nord du Mali
Paris s’engage militairement dans le nord du Mali
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La France apportera un soutien logistique à une éventuelle intervention dans le nord du pays.
La France apportera «un soutien logistique» à une éventuelle intervention militaire dans le nord du Mali, a réaffirmé jeudi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, alors que la France est sous le coup d’une menace d’Aqmi de tuer des otages français. Interrogé sur le «sérieux» de la menace lancée par Aqmi, le ministre a estimé que la situation dans cette zone du Sahel n’était «pas acceptable». «Nous ne pouvons pas laisser faire ça», a-t-il dit. «Nous ne laisserons pas faire l’évolution (...) qui aboutit à la constitution d’une espèce de sanctuaire terroriste par des bandes organisées se réclamant d’Al-Qaïda au Mali», a-t-il ajouté. Interrogé sur une possible intervention armée, il a estimé qu’«il y a un processus qui a déjà été initié puisque le président du Mali a fait appel à ses voisins regroupés dans la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour qu’ils l’aident à reconquérir le Nord».Les trois régions administratives du nord du Mali - Tombouctou, Gao et Kidal - sont occupées depuis plus de cinq mois par différents groupes alliés d’Aqmi, qui multiplient les exactions en prétendant imposer la charia (loi islamique). Cette initiative «revient d’abord aux Africains, mais manifestement c’est en cours de gestation et cela va être évoqué par le Président de la République (François Hollande) à New York la semaine prochaine lors de l’Assemblée générale de l’Onu». «La France a dit qu’elle apportera son concours et son soutien et j’espère que d’autres pays européens agiront de même, mais en soutien logistique pas en intervention directe», a-t-il encore dit. Concrètement, il s’agira d’envoyer «du matériel, mais pas des hommes, du soutien indirect à l’opération». Même si Aqmi menace les otages français ? «Nous disons très clairement que nous voulons sauver nos otages, et que les moyens sont mis en œuvre pour le faire», a-t-il répondu.
Selon le Quai d’Orsay, une réunion à haut niveau sur le Sahel, prévue le 26 septembre à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, a fait l’objet de discussions jeudi entre le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le Premier ministre malien, Cheikh Modibo Diarra, en visite à Paris. Concernant les otages français détenus au Sahel, le Quai d’Orsay a affirmé jeudi sa «grande détermination» à les libérer, «en refusant de commenter la menace mercredi d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de les tuer si Paris intervient au Mali.» Interrogé lors d’un point-presse sur l’accusation formulée par Aqmi à l’encontre de la France de vouloir «envahir» le Nord-Mali, aux mains de groupes islamiques armés, le porte-parole du ministère, Philippe Lalliot, a répondu : «Nous ne formulerons pas de commentaires». «Comme l’a indiqué le 13 septembre le président de la République, tout est fait, avec la plus grande détermination et responsabilité, pour que nos compatriotes puissent retrouver tous leur famille et leurs proches», a-t-il ajouté.






