La coopération avec la Banque africaine de développement (BAD) est toujours au beau fixe. Premier client de l’organisme financier continental, le Maroc vient en effet de bénéficier d’un prêt de 1,2 milliard de dirhams (105 millions d’euros) pour le financement du programme d’appui au Plan Maroc vert (PMV). Le soutien est d’autant plus porteur qu’il a pour objectif d’améliorer la production agricole et les conditions de vie des populations agricoles et rurales. Outre la préservation des ressources hydriques, ce prêt vise à donner un aspect plus concret aux synergies intersectorielles en associant la dimension de l’économie d’énergie à celle de l’économie d’eau dans le secteur agricole.
Il faut dire que le secteur agricole marocain est appelé à assurer une meilleure valorisation de ses facteurs de production, en particulier la ressource en eau, caractérisée par une gestion peu rationnelle et une faible valorisation. L’enjeu majeur de l’agriculture marocaine réside dans les effets négatifs des changements climatiques. En effet, il est prévu que ce phénomène impacte essentiellement les zones agricoles favorables et intermédiaires au Maroc. Il est montré que l’amélioration des rendements agricoles en conditions arides et semi-arides, la rationalisation de l’irrigation et l’utilisation des terres selon leur vocation agricole représentent des moyens primordiaux d’adaptation aux changements climatiques.
Dans ce sillage, outre la mise à contribution du conseil agricole, l’option sera prise pour le développement des agropoles. À l’horizon 2015, il est prévu la mise en place de six agropoles, dans les régions de Meknès, de l’Oriental, du Tadla, du Souss, du Haouz et du Gharb. Pour le PMV, l’ensemble de ces défis et opportunités a été pris en compte lors de la conception de la stratégie agricole. Depuis son lancement, cette démarche a engagé des projets d’envergure mobilisant des investissements conséquents. Autre accord devant tenir toutes ses promesses, le don de 650 000 euros, octroyé par le Fonds pour les pays à revenu intermédiaire, pour le financement de la réalisation de l’étude sur la croissance économique et l’emploi au Maroc. Cette étude permettra d’avoir une meilleure visibilité des implications du schéma de croissance économique sur l’emploi et de proposer des options pour une promotion institutionnelle de celui-ci, ainsi qu’une meilleure intégration de sa problématique dans les politiques publiques.
Il faut rappeler que les pouvoirs publics s’attellent à la mise en œuvre d’une politique rénovée, impliquant différents partenaires, en faveur de la création de l’emploi, à la fois au plus grand nombre et le mieux adapté aux compétences disponibles. Améliorer l’employabilité revient à bâtir un socle de compétences et de qualifications qui correspondent aux exigences et évolutions afférentes au marché du travail. La coopération avec la BAD porte sur les domaines des infrastructures, des énergies renouvelables, du transport, de l’eau et de l’assainissement. Les autres engagements soutiennent les réformes publiques, le secteur privé et l’agriculture.
