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Projet d’un «Livre blanc»

L’initiative a été confiée Abdelouahhab Errami, professeur à l’Institut supérieur de l’information et de la communication.

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L’une des mesures concrètes, issues de la Journée d’étude sur la presse électronique au Maroc, organisée samedi 10 mars par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, à l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC), est la nomination d’Abdelouahhab Errami, professeur à l’ISIC, coordonnateur national pour l’élaboration d’un Livre blanc sur la presse électronique. «Le Livre blanc n’a pas valeur de loi, il est suggestif et dessine les traits d’un programme. Il fait office de feuille de route. Sa matière doit refléter un consensus autour de la meilleure manière de promouvoir la presse électronique au Maroc en l’assistant pour qu’elle puisse atteindre les standards requis en matière de professionnalisme et de déontologie», a indiqué M. Errami. Il a ajouté que «le coordinateur du Livre blanc rassemble les propositions et suggestions des différentes parties concernées par la presse électronique au Maroc. Il peut, avec la contribution des experts avec lesquels il fait équipe, prospecter davantage les zones encore non exploitées pour confectionner un document de référence, mais aussi de travail.»
La rencontre à l’ISIC, qui a été marquée aussi par les propositions du ministre d’intégrer la presse électronique dans le dispositif de l’aide de l’État aux médias en général, revêt une grande importance dans un contexte marqué par l’évolution des nouvelles technologies de l’information, mais aussi par la stratégie nationale de «e-gouvernement». Selon des chiffres avancés lors de cette réunion, il existerait au Maroc plus de 300 sites d’information et quelque 1.000 blogueurs. Certains ont profité de cette occasion pour applaudir les propositions du ministre El Khalfi, d’autres ont manifesté leurs craintes concernant la remise en cause de la liberté gagnée dans l’espace internet. «Nous ne souhaitons pas de créer un cadre juridique pour réduire la liberté, mais nous voulons que l’exercice du métier d’informer respecte les règles journalistiques», a répondu Younès Moujahid, président du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM).

Ce qu’il faut savoir, c’est que malgré l’absence d’une loi relative à la presse électronique et de cette liberté gagnée dans l’espace internet, cela n’exclut pas tout éditeur électronique d’information d’assumer sa responsabilité. Il reste soumis à l’actuel Code national de la presse. Selon Noureddine Miftah, président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), une grande partie des sites électroniques d’information manquent de professionnalisme. Ce secteur est d’ailleurs taxé d’être le refuge de ceux qui n’ont pas de profession et certains parmi eux piratent même les contenus des journaux. Adil Klei, président de l’Association marocaine de la presse électronique (AMPE) a rejeté ces accusations : «Il y a aussi des journaux qui pillent des sites électroniques. Nous avons des preuves de reportages en ligne dont les auteurs ont traversé des montagnes pour aller visiter des villages isolés et qui ont été repris par des journaux.». Parmi les principales recommandations de cette journée d’étude, la proposition de créer une instance de régulation indépendante constituée de tous les acteurs du secteur comme alternative à la réglementation.


Le Maroc occupe une bonne place

Le Maroc a réalisé l’une des plus fortes progressions du classement relatif aux services administratifs en ligne, appelé «Online Service Index», en passant de la 104e place lors du dernier classement (au 1er janvier 2010) à la 56e place, selon le rapport bisannuel «UN Egovernment Survey», publié par les Nations unies. Le Royaume a obtenu «un score de 0,5425 loin devant l’Afrique du Sud (0,4575), la Turquie (0,4641) et la Tunisie (0,4771). L’Inde (0,5359) et l’Irlande (0,5359) sont juste derrière le Maroc», a indiqué ce rapport, qui mesure et classe l’avancement de 193 pays en matière d’e-government.

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