C'est le cas du PJD qui devait tenir hier soir une réunion consacrée aux dispositions du projet de la loi organique sur la Chambre des députés. Contacté, Mustapha Ramid du PJD n'a pas jugé opportun de s'avancer sur une option ou une autre avant d'en référer aux instances de son parti. En effet, le nouveau projet stipule que le nombre des députés passe de 325 à 395 et la liste nationale de 30 à 90 membres qui pourrait contenir, en plus des femmes, les jeunes des partis. Ce changement notoire, qui peut s'expliquer par le nouveau besoin en représentativité des entités territoriales récemment créées, ne passera pas inaperçu pour les partis qui auront plus ou moins de mal à faire adopter une liste à 90 membres. Des incongruités peuvent se faire jour, notamment au niveau des critères du choix des candidats et des candidates qui feront partie de la liste nationale. D'autant plus que les partis, longtemps obnubilés par les sièges au Parlement, n'ont pas travaillé à la préparation de profils capables de relever le défi de la députation.
Pour Mohamed Ansari, chef du groupe istiqlalien à la Chambre des conseillers, le principe d'une liste nationale à 90 membres est discutable. «Ce n'est pas équitable dans la mesure où les personnes qui veulent être candidates doivent émaner des bases et non pas être parachutées d'en-haut. Si une telle option était maintenue, elle serait susceptible de décourager les jeunes à travailler sur le terrain», argue-t-il, en tenant à signaler qu'il s'agissait là d'un point de vue personnel. En fait, cette opinion n'est pas très loin de celle du parti ou, pour être plus précis, de celle des trois composantes de la koutla. En effet, selon M. Ansari, une commission tripartite se penchera sur le contenu de la loi organique de la Chambre des députés et devrait soumettre un mémorandum commun à la prochaine réunion avec le ministère de l'Intérieur.
En effet, si la normalité est respectée, les heureux élus, pour figurer sur la liste nationale du parti de l'Istiqlal, doivent passer le cap de vote des 800 membres du conseil national. Mais là n'est pas le nœud de l'histoire. Le projet de loi organique a fixé l'âge limite pour être considéré comme jeune partisan à 35 ans, alors que le parti de la balance tolère un âge de 40 ans. Voilà qui pose un sérieux problème de compatibilité et qui nécessitera, une fois la limite de 35 ans maintenue, un travail d'harmonisation de la part du parti au pouvoir. Et dieu sait qu'il ne s'agit pas là d'une mince affaire. Sur un autre registre, M. Ansari critique aussi le contenu de l'article 60 du projet de loi sur les partis qui donne à ces derniers un délai de 18 mois pour se mettre en conformité avec le texte en question. Le responsable istiqlalien estime que les partis ont besoin d'au moins deux ans pour s'acquitter de cette tâche qui ne sera pas de tout repos.
Contacté, Fathallah Oualalou, premier secrétaire adjoint de l'USFP, opte quant à lui pour une liste nationale qui soit entièrement dédiée aux femmes. Il estime que la femme a encore besoin d'être politiquement promue et propulsée et que cela ne peut se réaliser qu'à travers une liste qui lui soit dédiée. S'agissant des critères de choix des candidats à accréditer, le responsable ittihadi se réfère à la méthode fixée il y a deux ans et qui consiste en un va-et-vient entre les représentations régionales et locales du parti et sa plus haute instance, à savoir le bureau politique. Quid alors des programmes, sachant que les prochaines législatives se tiendront très probablement en octobre prochain ? Selon M. Oualalou, le programme doit forcément tenir compte et s'inspirer de la nouvelle Constitution. Un programme doit aussi être porté par des hommes, ce qui sous-tend le même besoin de renouvellement des élites, malgré le fait que M. Oualalou ne trouve pas très sain de personnaliser son parti. L'USFP devait, certes, tenir son congrès en 2011, mais le parti a été rattrapé par les événements qui se sont accélérés au cours de cette année de manière inattendue. Et le processus n'est pas fini. Durant cette semaine, les partis s'attendent à ce que l'Intérieur leur livre des copies du Code électoral et du découpage. Deux textes d'une importance majeure, dans la perspective du prochain scrutin. Il faut s'attendre aussi à ce que les échanges se corsent un peu plus, avant que les textes électoraux ne soient mis dans le circuit de l'adoption.
Pour Mohamed Ansari, chef du groupe istiqlalien à la Chambre des conseillers, le principe d'une liste nationale à 90 membres est discutable. «Ce n'est pas équitable dans la mesure où les personnes qui veulent être candidates doivent émaner des bases et non pas être parachutées d'en-haut. Si une telle option était maintenue, elle serait susceptible de décourager les jeunes à travailler sur le terrain», argue-t-il, en tenant à signaler qu'il s'agissait là d'un point de vue personnel. En fait, cette opinion n'est pas très loin de celle du parti ou, pour être plus précis, de celle des trois composantes de la koutla. En effet, selon M. Ansari, une commission tripartite se penchera sur le contenu de la loi organique de la Chambre des députés et devrait soumettre un mémorandum commun à la prochaine réunion avec le ministère de l'Intérieur.
En effet, si la normalité est respectée, les heureux élus, pour figurer sur la liste nationale du parti de l'Istiqlal, doivent passer le cap de vote des 800 membres du conseil national. Mais là n'est pas le nœud de l'histoire. Le projet de loi organique a fixé l'âge limite pour être considéré comme jeune partisan à 35 ans, alors que le parti de la balance tolère un âge de 40 ans. Voilà qui pose un sérieux problème de compatibilité et qui nécessitera, une fois la limite de 35 ans maintenue, un travail d'harmonisation de la part du parti au pouvoir. Et dieu sait qu'il ne s'agit pas là d'une mince affaire. Sur un autre registre, M. Ansari critique aussi le contenu de l'article 60 du projet de loi sur les partis qui donne à ces derniers un délai de 18 mois pour se mettre en conformité avec le texte en question. Le responsable istiqlalien estime que les partis ont besoin d'au moins deux ans pour s'acquitter de cette tâche qui ne sera pas de tout repos.
Contacté, Fathallah Oualalou, premier secrétaire adjoint de l'USFP, opte quant à lui pour une liste nationale qui soit entièrement dédiée aux femmes. Il estime que la femme a encore besoin d'être politiquement promue et propulsée et que cela ne peut se réaliser qu'à travers une liste qui lui soit dédiée. S'agissant des critères de choix des candidats à accréditer, le responsable ittihadi se réfère à la méthode fixée il y a deux ans et qui consiste en un va-et-vient entre les représentations régionales et locales du parti et sa plus haute instance, à savoir le bureau politique. Quid alors des programmes, sachant que les prochaines législatives se tiendront très probablement en octobre prochain ? Selon M. Oualalou, le programme doit forcément tenir compte et s'inspirer de la nouvelle Constitution. Un programme doit aussi être porté par des hommes, ce qui sous-tend le même besoin de renouvellement des élites, malgré le fait que M. Oualalou ne trouve pas très sain de personnaliser son parti. L'USFP devait, certes, tenir son congrès en 2011, mais le parti a été rattrapé par les événements qui se sont accélérés au cours de cette année de manière inattendue. Et le processus n'est pas fini. Durant cette semaine, les partis s'attendent à ce que l'Intérieur leur livre des copies du Code électoral et du découpage. Deux textes d'une importance majeure, dans la perspective du prochain scrutin. Il faut s'attendre aussi à ce que les échanges se corsent un peu plus, avant que les textes électoraux ne soient mis dans le circuit de l'adoption.
