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Mardi 09 Juin 2026
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La caravane fait escale à Casablanca

Après avoir fait le tour de sept Centres d’éducation à l’environnement dans différentes villes du Royaume, la Caravane des changements climatiques fait sa dernière escale à Casablanca depuis lundi dernier. Élaborée par l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la Terre (ASVT), en partenariat avec l’ambassade de Suisse au Maroc, cette caravane a fait l’objet d’une exposition, lundi dernier, au Centre de l’éducation à l’environnement de Casablanca.

La caravane fait escale à Casablanca
La pollution accentue le phénomène des changements climatiques.

Les changements climatiques sont actuellement l’une des problématiques les plus importantes, vu leurs répercussions sur l’ensemble de la planète, notamment les pays en voie de développement tels que le Maroc. S’adapter à ces changements revient à bien se préparer à vivre avec.
Il est donc essentiel de mettre en place des actions afin d’en limiter les conséquences négatives, mais aussi pour en exploiter les possibles bénéfices, comme il a été souligné lors de l’exposition qui a eu lieu lundi à Casablanca. Ainsi, le projet maroco-suisse « Éduquer pour s’adapter aux changements climatiques » a été mis en place afin de sensibiliser la population marocaine et surtout les jeunes quant aux dangers des changements climatiques, leurs causes, l’impact de l’activité humaine sur le changement du climat, et les mesures pour accommoder sa consommation et son mode de vie.

Le projet propose également de former les enseignants pour qu’ils soient en mesure d’aborder de tels sujets. Élaborée par l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (ASVT), en partenariat avec l’ambassade de Suisse au Maroc et le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, cette caravane est passée par huit villes des plus touchées par ce phénomène climatologique. Ce dernier concerne différents écosystèmes tels que le littoral et prend diverses formes comme la pollution, la perte en biodiversité, la désertification ou les inondations. Au Maroc les zones les plus affectées sont Nador, Tanger, Tétouan, Meknès, Safi, Khémisset, Kelâat Sraghna et enfin Casablanca où ladite caravane vient de faire escale, lundi dernier. Lors de l’exposition de l’inauguration de la caravane dans la métropole, qui a eu lieu lundi dernier au Centre de l’éducation à l’environnement, un grand nombre d’élèves d’écoles primaires, de collèges et de lycées étaient au rendez-vous.

Des conseils très utiles

Ces jeunes étudiants ont a accordé beaucoup d’intérêt aux différentes présentations et ateliers sur le thème des changements climatiques, manifestant ainsi un réel engagement envers cette problématique. « Je suis très contente aujourd’hui de pouvoir assister à un événement pareil.
Cette Caravane de changements climatiques nous permet d’apprendre énormément de choses concernant cette problématique qui touche notre pays. On nous donne également des conseils très utiles qui nous aideront à être plus sensible à ce sujet», témoigne Safâa, une jeune lycéenne.
Sakina El Idrissi, chargé du projet, a présenté le bilan des sept premières étapes et s’est réjoui du résultat obtenu jusqu’à ce jour, puisque la population ciblée a dépassé les 18.000 bénéficiaires, devançant ainsi, l’objectif de 10.000 convoité par le projet. « Dans le cadre de ce projet, nous avons organisé des expositions de quatre ateliers en nous appuyant sur divers outils en l’occurrence, des bannières de sensibilisation, des maquettes expliquant le phénomène, des jeux éducatifs, des vidéos et des livrets pédagogiques…

Concernant les résultats, nous pouvons confirmer que le public a montré un intérêt incontestable à nos expositions », indique-t-elle. Et d’ajouter : « Rien que dans la ville de Meknès par exemple, nous avons réussi à former 96 éducateurs et 5.500 élèves. Au niveau de la ville de Nador, nous avons pu atteindre 1.900 bénéficiaires et la caravane se poursuit encore pour augmenter le nombre. La caravane a également touché 1.400 visiteurs à Tétouan, 1.600 à Tanger, 4.000 à Khémisset et 4240 à Kelâat Sraghna ».
Quant à Abderrahim Ksiri, président de l’ASVT, il a mis l’accent sur les dangers possibles si des actions concrètes ne sont pas mises en place. Il a présenté les grands axes d’intervention de l’association pour sensibiliser et éduquer, en se réjouissant de la collaboration entre l’association et l’ambassade de Suisse au Maroc. Un sentiment partagé avec Louis Bertrand, ambassadeur de Suisse au Maroc qui a mis en exergue les efforts du Royaume pour investir dans des énergies renouvelables et contribuer ainsi à lutter contre ces changements climatiques dont les effets désastreux sont devenus une préoccupation planétaire.

Des écoliers très attentifs

Il a rappelé, par ailleurs, l’implication de son ambassade dans des projets visant à sensibiliser et à faire prendre conscience de cette problématique.
Khadija Benchouikh, directrice de L’AREF (Académie régionale de l’éducation et de la formation) de Casablanca, également présente lors de cette exposition d’inauguration de la caravane, a fait part de sa volonté de contribuer à lutter contre les changements climatiques à travers une stratégie nationale de sensibilisation et de formation des enseignants, des élèves et du personnel éducatif, ainsi que sa ferme intention d’atteindre un grand nombre de bénéficiaires et dépasser les résultats réalisés dans les autres villes. 

Conséquences sur le maroc : la désertification

Jouissant d’une situation géographique stratégique comme porte de l’Afrique ouverte sur l’horizon européen, le Maroc est naturellement prédisposé à jouer un rôle de catalyseur dans la coopération Nord-Sud et Sud-Sud pour la protection de l’environnement d’autant plus qu’il est considéré parmi les pays les plus exposés aux effets négatifs des changements climatiques.
L’avantage que tire le Maroc de sa position privilégiée et de son littoral de 3500 km, sur lequel sont installées 80% de ses infrastructures industrielles et énergétiques, peut devenir un grave handicap du fait des risques de remontée du niveau marin et de raréfaction des ressources hydriques, conséquences probables des changements climatiques, telles que la désertification.

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