Les deux ministres ont souligné la pertinence de ce choix, dans le contexte du Printemps arabe qui a révélé l’«exception marocaine» face à d’autres pays qui ont emprunté le chemin de la révolution ou du non-changement, lors d’un débat ouvert dans le cadre des cinquièmes Journées de la jeunesse marocaine (JJM), initiative de l’Association des étudiants marocains des grandes écoles en France (AMGE-Caravane).
Cette «troisième voie», basée sur la «rencontre historique» entre la monarchie, garante du processus des réformes, une force politique «crédible» et une société civile «indépendante et efficace», est à même de permettre au Maroc de relever les différents défis, en particulier ceux du développement économique, de la lutte contre la corruption et de la réforme de la justice sociale, selon M. El Khalfi. «Nous sommes fiers de l’exception marocaine, résultat des réformes et des grands chantiers» menés depuis des années dans le Royaume, sous l’impulsion de «l’institution de la monarchie» qui a fait preuve de «sagesse», a souligné, de son côté, Azami Al ldrissi.
Sur l’action entreprise jusqu’ici par le gouvernement issu des élections du 25 novembre, les deux ministres ont mis en avant la «démarche participative» qu’il revendique, en impliquant aussi bien la majorité que l’opposition dont le rôle en tant que force de contrôle, garanti par la nouvelle Constitution, est «essentiel», dans un souci de consacrer le «pluralisme». Lors d’un échange avec les étudiants, les deux ministres ont passé en revue les grandes lignes de l’action de leurs départements respectifs, à la lumière du débat en cours sur le cahier des charges des médias audiovisuels et le projet de la loi de Finances.
