Le chef de la diplomatie autrichienne Michael Spindelegger a signé un accord pour l'établissement de ce centre, avec ses homologues saoudien, Saoud al-Fayçal, et espagnole, Trinidad Jiménez. Leurs trois pays parrainent le projet. Le centre, qui porte le nom de son initiateur, le roi saoudien Abdallah Bin Abdelaziz, sera financé via une fondation «indépendante de toute influence politique», a assuré le ministre saoudien. «L'Arabie Saoudite va payer tout ce qui est nécessaire car elle croit en ce centre», a-t-il ajouté. Pour le ministre autrichien conservateur, ce nouveau centre, qui devrait être opérationnel à la mi-2012, représente une «contribution importante à la prévention et la maîtrise des conflits et à la consolidation de la paix».
L'initiative avait suscité des critiques dans le pays. La députée du parti écologiste Alev Korun avait taxé de «mauvaise blague» le fait que justement l'Arabie Saoudite, où règne le wahhabisme qui applique strictement la charia (loi islamique), s'engage à promouvoir le dialogue interreligieux. Grâce à cette nouvelle plate-forme, le pays veut simplement «promouvoir le wahhabisme» et cela représente un danger pour l'Europe, a réagi Amer al-Bayati, porte-parole de l'Initiative des musulmans libéraux. Les promoteurs du projet ont tenté de convaincre du contraire. Le droit à la liberté de penser, de croyance et de religion est inscrit dans l'acte fondateur du centre, ont-ils souligné.
«Nous ne devons pas croire les extrémistes qui prétendent que le dialogue contredit la croyance islamique», a déclaré le ministre saoudien. Le Vatican s'est dit intéressé à obtenir un statut d'observateur dans le centre. Le cardinal Jean-Louis Tauran, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a d'ailleurs assisté à la signature de l'accord. Le centre devrait être doté d'un conseil comprenant jusqu'à douze représentants de confessions musulmane, catholique, bouddhiste, hindouiste et juive.
L'initiative avait suscité des critiques dans le pays. La députée du parti écologiste Alev Korun avait taxé de «mauvaise blague» le fait que justement l'Arabie Saoudite, où règne le wahhabisme qui applique strictement la charia (loi islamique), s'engage à promouvoir le dialogue interreligieux. Grâce à cette nouvelle plate-forme, le pays veut simplement «promouvoir le wahhabisme» et cela représente un danger pour l'Europe, a réagi Amer al-Bayati, porte-parole de l'Initiative des musulmans libéraux. Les promoteurs du projet ont tenté de convaincre du contraire. Le droit à la liberté de penser, de croyance et de religion est inscrit dans l'acte fondateur du centre, ont-ils souligné.
«Nous ne devons pas croire les extrémistes qui prétendent que le dialogue contredit la croyance islamique», a déclaré le ministre saoudien. Le Vatican s'est dit intéressé à obtenir un statut d'observateur dans le centre. Le cardinal Jean-Louis Tauran, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a d'ailleurs assisté à la signature de l'accord. Le centre devrait être doté d'un conseil comprenant jusqu'à douze représentants de confessions musulmane, catholique, bouddhiste, hindouiste et juive.
