«Les maisons de jeunes modèles : quelle contribution à la gouvernance démocratique, l’inclusion sociale et l’égalité de genre ?» tel était le thème de la Rencontre nationale des directeurs et directrices des maisons des jeunes organisée les 25 et 26 mars derniers à Salé.
Cette rencontre de 200 directrices et directeurs des maisons de jeunes avait pour objectif de permettre aux responsables de l’exécution de la politique publique dans le domaine de la jeunesse d’avoir une vision du nouveau contexte politico-constitutionnel que connait le Maroc et d’identifier de près les besoins de ces établissements. «Cette rencontre exprime la volonté du ministère, appuyé par le Projet Genre-GIZ, de mettre en place davantage de nouvelles modalités de gestion des maisons de jeunes avec perspective de genre et citoyenneté de revitaliser les maisons de jeunes modèles afin de mieux répondre aux besoins réels de la jeunesse marocaine conformément à la Stratégie nationale intégrée de la jeunesse», souligne un communiqué.
«La Stratégie nationale intégrée de la jeunesse s’articule autour de cinq principaux axes : augmenter les opportunités économiques pour les jeunes et promouvoir leur employabilité, accroître l’accès et la qualité de services de base pour eux, réduire les disparités géographiques, accroître leur participation active dans la vie sociale et les prises de décisions, promouvoir le respect des droits de l’Homme et renforcer les dispositifs institutionnels de communication, d’information d’évaluation et de gouvernance», explique Younes El Jaouhari, directeur de la Jeunesse, de l’enfance et des affaires féminines au ministère de la Jeunesse et des sports. Et de poursuivre : «La maison de jeunes est un élément central dans cette Stratégie vu qu’elle constitue un établissement de proximité avec la jeunesse, notamment dans le cadre des nouvelles dispositions constitutionnelles qui accordent davantage d’intérêt aux jeunes, donc il est essentiel de les mettre à niveau». Cette mise à niveau se déroulera selon quatre éléments : participation des jeunes, mise à niveau des structures et celle du contenu, en plus de l’encouragement de la recherche et la participation de la société civile. «Nous avons aujourd’hui réaménagé 60% de l’ensemble des maisons de jeunes et notre objectif est d’atteindre le 100% d’ici trois ans.
Par ailleurs, nous travaillons sur une étude qui nous permettra d’élaborer des programmes qui répondent de façon directe aux préoccupations des jeunes notamment en terme d’emploi, d’éducation, de loisirs… et d’adopter de nouveaux modes de gouvernance impliquant encore plus les jeunes et les acteurs associatifs. En effet, nous ne pouvons répondre aux besoins en ressources humaines sans la participation de la société civile. D’ailleurs, cette première rencontre vise à sensibiliser les 200 directeurs et directrices présents à la mise à niveau que doivent subir les maisons des jeunes», souligne El Jaouhari. Ces ateliers ont également été l’occasion pour les directeurs et directrices des maisons de jeunes d’émettre des recommandations et d’identifier les stratégies communes pour un plan d’action qui implique l’intégration et la perspective genre et de citoyenneté. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’intervient la Coopération internationale allemande au développement durable. «Toutes les actions du ministère se font avec la participation de partenaires internationaux. Le partenariat avec le Projet Genre-GIZ a donc pour objectif de promouvoir l’activité des maisons des jeunes dans le cadre de l’approche genre tout en échangeant les expériences et les bonnes pratiques dans le domaine», indique El Jaouhari. Pour rappel, plusieurs ressources sont mises à la disposition des maisons de jeunes pour assurer un fonctionnement convenable. Le budget qui leur est alloué, chaque année, dépasse 100 MDH.
La principale ressource demeure, cependant, les animateurs, hommes et femmes, qui œuvrent quotidiennement pour offrir un service adéquat aux jeunes. Par ailleurs, la répartition de ces établissements veille bien à assurer la présence du ministère dans les zones urbaines et dans les régions rurales. 40% du réseau se trouve, en effet, en dehors des villes.
