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Samedi 30 Mai 2026
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Plongée en apnée de la pêche

Les perspectives de croissance pour les activités de la pêche laissent augurer une poursuite de la baisse de la valeur ajoutée. Les derniers chiffres de l'ONP confirment cette tendance, les prises des pélagiques et des céphalopodes ayant accusé des chutes pour le moins abyssales.

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Continuant d'évoluer en dents de scie depuis plus de cinq années, le secteur de la pêche a affiché une diminution de son activité au deuxième trimestre 2011, après une légère amélioration un trimestre auparavant. C'est ainsi que sa valeur ajoutée a reculé de 9,9% en glissement trimestriel, en ligne avec la baisse du volume des débarquements de la pêche côtière (-17,6%). Cette diminution tient, notamment, au recul des débarquements des poissons pélagiques (-20,2%).

Depuis le premier trimestre 2010, la production de cette variété a amorcé une tendance baissière, affectée, essentiellement, par les mouvements de grève entamés par les marins pêcheurs, consécutivement à l'entrée en vigueur du plan d'aménagement des petits pélagiques. En outre, la hausse des températures des courants marins semble, également, rendre l'accès à ces poissons difficile pour la flotte côtière. Par variété, c'est la sardine qui a contribué le plus à cette baisse. Les céphalopodes et les crustacés ont, pour leur part, enregistré des contre-performances de 5% et 6,8%, respectivement. Ce sont, particulièrement, les débarquements du poulpe et de la crevette rose qui se sont le plus contractés. La diminution de l'activité globale de la pêche côtière a été sensiblement ressentie au niveau des usines de l'huile et de la farine de poissons et au niveau de la consommation locale. La production qui leur a été destinée a enregistré une baisse respectivement de 35% et 21%, en glissements trimestriels.

Le tassement de l'offre globale du secteur s'est également manifesté au niveau des exportations. Le volume exporté des produits de la mer, en phase conjoncturelle défavorable depuis le troisième trimestre 2010, s'est replié, à nouveau, de 10,5% au deuxième trimestre 2011. Ce sont principalement les expéditions des poissons frais, fumés, salés et séchés qui ont enregistré la plus grande diminution (-37%), soit une contribution de -16,8 points à l'évolution globale du volume exporté. Les expéditions de poissons en conserve se sont également infléchies, contribuant pour -1 point à cette évolution, au cours de la même période. À l'inverse, les exportations de crustacés, mollusques et coquillages ont réalisé une croissance trimestrielle de 28,1%. Globalement, le recul de la production côtière et des exportations des poissons a été accompagné d'une hausse des prix de toutes les espèces.
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