En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers, le ministre a rappelé, mardi, que la principale mission des CHU se limite essentiellement à fournir des soins, à former et à promouvoir la recherche scientifique, soulignant que ces Centres sont quotidiennement sous la pression des demandes pour des prestations que peuvent fournir, en principe, des hôpitaux régionaux ou provinciaux.
Malgré qu’ils sont soumis à plusieurs contraintes, dont la vétusté des équipements médicaux et des édifices les abritant (Casablanca et Rabat), ces Centres garantissent aux citoyens le droit aux soins dans le cadre du respect des procédures en vigueur, notamment en faveur des personnes démunies qui bénéficient de frais de traitement très réduits, a-t-il poursuivi.
Les CHU assurent des prestations gratuites au profit des femmes enceintes, notamment celles en situation précaire, en attendant la mise en place du Régime d’assistance médicale RAMED qui garantit la gratuité des soins aux tranches de la société les plus défavorisées, a-t-il souligné.
Le ministre a estimé qu’il est normal qu’un projet de l’ampleur du RAMED connaisse des difficultés au début, faisant remarquer qu’un récépissé de dépôt pour bénéficier du RAMED, valable pour trois mois, permet d’accéder aux soins médicaux urgents, dans l’attente de la distribution des cartes «RAMED».
Le ministère, a-t-il dit, a ainsi décidé d’adopter le récépissé du dépôt pour pouvoir bénéficier des soins notamment pour les enfants malades, les femmes enceintes et les personnes atteintes de cancer. Il a, en outre, relevé que le réseau des infrastructures de soins de base (2 700 centres de santé) fournit des prestations gratuites à tous les citoyens sans fournir de récépissé ni de cartes de bénéficiaires du régime d’assistance médicale.
