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Mercredi 29 Avril 2026
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Lakhdar Brahimi dans une semaine à Moscou

Moscou, allié fidèle du régime de Bachar Al Assad, prône une solution politique du conflit syrien n’incluant pas le départ de l’actuel président.

Lakhdar Brahimi dans une semaine à Moscou
Lakhdar Brahimi, le représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe.

Le représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, est attendu en Russie «dans une semaine» pour des entretiens axés sur la situation en Syrie, a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov. «Nous espérons vraiment que le nouvel émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi, qui doit arriver dans une semaine à Moscou pour des consultations, essaiera de donner une dimension pratique aux principes évoqués dans le communiqué de Genève (sur la Syrie)», a indiqué M. Lavrov, cité par les agences russes.

Réuni le 30 juin dernier à Genève, le Groupe d’action sur la Syrie, comprenant les ministres des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, de la Turquie et de pays de la Ligue arabe, a formulé les principes de règlement de la crise syrienne. Ces principes prévoient la création d’un gouvernement de transition réunissant toutes les parties en conflit.

Moscou, allié fidèle du régime de Bachar Al Assad, prône une solution politique du conflit syrien n’incluant pas le départ de l’actuel président. Avec la Chine, la Russie a opposé à maintes reprises son veto aux résolutions occidentales en Conseil de sécurité de l’ONU visant à imposer des sanctions au régime syrien. À l’issue d’une rencontre dimanche avec le président Al Assad, le médiateur international avait appelé les parties du conflit en Syrie à proclamer «unilatéralement» un cessez-le-feu à l’occasion de l’Aid Al Adha.

Par ailleurs, plus de 100 000 réfugiés syriens sont actuellement au Liban qui devient ainsi le troisième pays de la région à accueillir le plus grand nombre de ressortissants syriens ayant fui leur pays, a annoncé mardi à Genève le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). «Depuis hier, le nombre des réfugiés était de 101 283», a indiqué à la presse la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, précisant que la Turquie et la Jordanie «ont déjà des populations de réfugiés au-delà de ce chiffre, et dans toute la région le nombre a dépassé le cap de 358 000 réfugiés». Selon le HCR, les troubles récents au Liban ont temporairement interrompu les opérations du HCR, y compris l’enregistrement des réfugiés à Tripoli, Akar, Beyrouth et Saïda, dans le sud du pays. «Nous évaluons la situation sécuritaire et l’espoir de reprendre toutes les opérations dès que les conditions le permettent», a indiqué la porte-parole.

En Turquie voisine, le nombre de réfugiés enregistrés dans 14 camps gérés par le gouvernement répartis dans sept provinces s’élevait au 17 octobre à 101 834 personnes. Outre ces populations, s’ajoutent près de 70 000 personnes vivant en dehors des camps. La Jordanie quant à elle accueille 105 737 Syriens enregistrés comme réfugiés ou en attente d’enregistrement. En Irak, on compte 42 661 réfugiés syriens, dont 34 446 dans la région nord du Kurdistan, selon le HCR.

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