Les participants aux travaux de la 13e Conférence parlementaire afro-arabe ont souligné, jeudi à Rabat, que l'instauration de la paix est une condition sine qua non pour le développement et la promotion des investissements en Afrique, tout en prônant le dialogue comme moyen pour résoudre les conflits. Les participants ont exprimé, dans leur communiqué final, leur satisfaction du développement positif dans l'État du Mali, notamment après l'accord signé le 18 juin dernier à Ouagadougou (Burkina Faso) entre le gouvernement et le mouvement touareg, estimant que cette démarche ouvrirait la voie à l'organisation des élections présidentielles, prévues le 28 juillet prochain.
Ils ont fait part de leur soutien aux différents acteurs influents au Mali et à la future Mission des Nations unies qui sera chargée d'instaurer la paix et la stabilité et d'achever le processus de retour des Maliens à l'ordre constitutionnel.
Le communiqué a, par ailleurs, salué l'amélioration de la situation en Côte d'Ivoire, et encouragé les différentes parties ivoiriennes à adhérer aux mécanismes de réconciliation et aux efforts en cours pour la consolidation de la paix, invitant l'Union africaine (UA) et la communauté internationale à soutenir ce processus. La Conférence a de même exhorté toutes les parties en Guinée à recourir au dialogue et à agir fermement pour préserver la paix, la stabilité et la sécurité afin de créer les conditions favorables à la tenue d'élections libres, transparentes et crédibles.
Les participants ont exprimé, en outre, leur préoccupation concernant la situation en Guinée Bissau, soulignant la nécessité de tenir des élections pour rétablir l'ordre constitutionnel d'ici le 31 décembre prochain. La Conférence qui a aussi condamné le coup d'État qui a eu lieu dans la République centrafricaine, a exprimé sa profonde préoccupation face à la récurrence des changements anticonstitutionnels et l'instabilité dans le pays, et appelé la communauté internationale à appuyer les efforts déployés, surtout par la commission de la communauté économique de l'Afrique centrale, en vue de parvenir à la stabilité escomptée.
Les conférenciers ont accueilli favorablement l'accord-cadre signé le 24 février dernier à Addis-Abeba par onze pays de la région des Grands Lacs et qui vise l'instauration de la paix dans l'Est de la République du Congo démocratique et dans la région, ainsi que les efforts en cours de la Conférence internationale des pays des Grands Lacs et la Communauté sud-africaine de développement.
Ils ont exprimé de même leur satisfaction du progrès réalisé dans le processus de paix au Darfour et l'organisation réussie de la conférence des donateurs à Doha, et leur soutien aux efforts de l'Union africaine pour le renforcement de la paix et la sécurité au Soudan, appelant les groupes armés qui sont encore réticents à adhérer au processus de paix, tout en félicitant le Soudan et le Soudan du Sud pour les avancées enregistrées sur la voie de la paix et de la stabilité.
Par ailleurs, les conférenciers se sont dit satisfaits des derniers développements en Somalie, y compris les progrès politiques pour résoudre les questions constitutionnelles en suspens, saluant, dans ce sens, l'attachement du gouvernement somalien au dialogue avec les autorités régionales en vue de promouvoir la réconciliation et l'unité nationale. Ils ont appelé les dirigeants politiques en Somalie et toutes les autres parties dans le pays à s'unir pour consolider les acquis réalisés, et la communauté internationale à accroitre son soutien à la mission de l'Union africaine (AMISOM) pour permettre aux autorités somaliennes de contrôler l'ensemble du territoire national.
Les conférenciers ont fait également part de leur profonde préoccupation face à l'impasse persistante entre l'Érythrée et l'Éthiopie, et demandé à l'Union africaine et ses partenaires de conjuguer les efforts pour aider les deux pays à surmonter les difficultés dans le processus de paix et à asseoir les bases d'une paix durable dans la région.
