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Une Révolution Royale irréversible

Nous célébrons, ce samedi 30 juillet 2011, le 12ème anniversaire de l'accession au Trône de S.M. le Roi Mohammed VI. Ce n'est pas seulement une date, aussi significative soit-elle. C'est un symbole où s'articule pérennité, symbiose et joie populaire. C'est aussi le renouvellement irréversible d'un acte de foi. La célébration du douzième anniversaire de la Fête du Trône épouse, cette année, une dimension particulière et impose un commentaire inédit.

Une Révolution Royale irréversible
Le 12e an d'accession de Sa Majesté le Roi au Trône de ses glorieux ancêtres restera marqué d'une griffe dorée, parce qu'elle trace en filigrane le fil d'une évolution inédite du Maroc. Cette évolution, laborieuse, modulée avec discernement mais poussée chaque jour résolument, construite pas à pas avec une pertinence et un volontarisme à toute épreuve, constitue de nos jours, et de plus en plus, le trait dominant du Maroc. Il convient de souligner d'emblée que Sa Majesté le Roi Mohammed VI est l'artisan principal de cette gigantesque mutation, du saut qualitatif que notre pays opère sous le regard admiratif des autres pays. De bilan, comme beaucoup en sont tentés, nous n'en ferons pas, car la marche n'en est qu'à ses débuts et, déjà, n'en finit pas de nous étonner chaque jour si l'on peut dire. Mais, tout au plus, précisera-t-on qu'un long parcours a été franchi. Qu'il faille, en effet, « acter » l'événement majeur qui caractérise cette année la marche du Maroc, la révision de la Constitution en constituera le point de départ. Le peuple marocain l'a adoptée à une écrasante majorité. Et cette adoption, n'en déplaise à ceux qui s'en font les adversaires, constitue le critère et le seul pour souligner l'adhésion populaire aux réformes mises en œuvre par le Souverain.

Sans doute devrait-on mesurer la dimension politique, économique, sociale et humaine de l'événement sous l'angle d'une volonté réaffirmée : doter le Maroc de mécanismes à même de faire de lui, outre l'Etat de droit, modèle de liberté, une nation moderne farouchement tournée vers la modernité, le progrès et l'unité. En annonçant le projet de réforme, le Souverain n'avait-il pas fixé avec des accents convaincus l'esprit nouveau : « La consécration constitutionnelle de la pluralité de l'identité marocaine, unie et riche de la diversité de ses affluents et au cœur de laquelle figure l'amazighité, patrimoine commun de tous les Marocains, sans exclusive », avait-il affirmé.

La réforme majeure qu'aura incarné la nouvelle Constitution s'inscrit dans le même esprit que toutes celles qui ont marqué et ne cessent de marquer le règne depuis douze ans maintenant. Chaque mois et chaque jour qui passent apportent leur lot d'innovations majeures. Sur la ligne défiante d'une marche continue, porteuse de projets collectifs et d'espérances partagées, Sa Majesté le Roi n'a de cesse d'ouvrir de nouvelles perspectives. Dès son arrivée au Trône, Sa Majesté le Roi avait donné le ton. Il ne fléchira plus ce ton, notamment sur la liberté et les droits de l'Homme. Tout en accélérant le mouvement de l'histoire, l'avènement du règne de Sa Majesté Mohammed VI a reconfiguré sur tous les plans la donne politique et sociale du Maroc. La mise en œuvre d'une vision nouvelle des droits de l'Homme s'est inscrite d'emblée dans l'esprit du discours que le Souverain a prononcé le 2 octobre 1999 à Casablanca sur le « nouveau concept de l'autorité » et qui, dans la foulée, a brisé immédiatement le tabou du rapport ambigu entre le citoyen et l'Administration. C'était en quelque sorte, à la fois la première brèche portée contre les préjugés bureaucratiques et le signal proclamé d'une nouvelle citoyenneté. C'était également l'un des premiers signes de la rupture que le nouveau Roi avait décidé d'opérer.

Avant même qu'il n'eut accédé au Trône, Sa Majesté Mohammed VI, encore Prince Héritier, présidait la «Semaine de solidarité et de lutte contre la pauvreté», institutionnalisée et murie ensuite sous son égide et qui est au Maroc d'aujourd'hui ce que le socle des valeurs éthiques est à une nation solidaire et intégrative de ses populations démunies. Il a mis en place une série de mécanismes de fonctionnement et d'institutions.
On peut citer la Fondation Mohammed V pour la solidarité dont le programme d'action, entre autres, est destiné à parer au plus pressé et l'INDH, un programme d'actions ciblées. Sa Majesté le Roi imprime-et c'est l'avis d'experts internationaux-une vision qui confère à la solidarité sa réelle dimension. La lutte en faveur des catégories défavorisées constitue non seulement un engagement constant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, mais une vision réelle à long terme, avec sa finalité, une méthode propre, des acteurs mobilisés comme une armée de volontaires qui l'accompagnent et une culture d'adhésion.

Parmi les réformes, il convient de rappeler celle qui est programmée comme une règle de lutte contre la pauvreté. Il inspire et plaide le programme de l'INDH en affirmant : « Notre vision de la question des droits de l'Homme, souligne le Souverain, ne s'est pas limitée aux aspects institutionnel et juridique, ni à certaines mesures et procédures spécifiques, mais nous a amené à porter notre attention aussi sur les aspects sociaux qui constituent la base de la préservation de la dignité de l'homme. Nous continuons à accorder notre intérêt à l'insertion des démunis, des handicapés et à la promotion de la femme rurale qui souffre d'une marginalisation très dure, étant convaincu que ces questions se situent au cœur des droits de l'Homme ».
L'écoute royale, en effet, c'est cette présence constante et un tantinet inconfortable sur les fronts divers, parfois durs, de la marginalité, de l'exclusion, de la pauvreté, des handicapés, des détenus, bref, de cette frange aussi large qu'un océan de malheurs venus frapper comme une fatalité imparable une catégorie de citoyens faibles et qu'il défend pour leur rendre leur dignité.

Au-delà des symboles et des explications rapides que d'aucuns peuvent conférer à toute cette œuvre d'édification, il faut surtout retenir cette assiduité royale. Il faut souligner également cette fidélité remarquable au principe de continuité, de suivi dans la mise en œuvre des projets pensés, lancés et réalisés. On évoque à titre d'exemple Tanger Med, entré en service, renforcé par d'autres nouvelles infrastructures, les autoroutes qui sillonnent de manière croisée le Maroc, entre Tanger et Marrakech, Rabat à El Jadida, depuis quelques jours Fès-Oujda, Marrakech-Agadir, les ports et aéroports, les marinas, les huit stations touristiques qui longent le parcours atlantique, les villes nouvelles qui se créent et bourgeonnent, et puis les innombrables projets-couvrant la totalité du territoire-urbanistiques, d'habitat en tous genres, de constructions jamais interrompues. Les grandes villes comme les villages reclus, comme aussi les petites communes rurales font l'objet de la même attention et la même et égale sollicitude royale. L'action, la proximité approfondie, la volonté d'en découdre aussi avec les pensées velléitaires, la frilosité et les « statu quo » encombrants, sont aujourd'hui l'un des signes forts et emblématiques de Sa Majesté le Roi. Elles constituent une véritable doctrine royale de règne et de gouvernance. Le Maroc nouveau est né, adossé à une révolution royale.
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