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Coup d'accélérateur aux chantiers structurants

La dynamique des réformes et leur continuité et la progression significative de l'effort d'investissement, notamment public, au bénéfice d'un développement des infrastructures sont des facteurs déterminants pour entamer le processus de diversification.

Coup d'accélérateur aux chantiers structurants
En matière d'infrastructures, le Maroc aura inscrit à son actif bien des prouesses. Avec célérité, le lancement de projets de grande envergure commence par rattraper les retards en volume et en niveau de standard. Un new deal marqué par l'accélération des chantiers d'infrastructures tels que le programme autoroutier, le développement des capacités portuaires et aéroportuaires.
La dynamique des réformes et leur continuité, l'assainissement progressif de l'environnement général des affaires, les avancées de la libéralisation de certains secteurs clés de l'économie et la progression significative de l'effort d'investissement, notamment public, au bénéfice d'un développement sans précédent des infrastructures, ont été des facteurs déterminants pour entamer le processus de diversification de l'économie.

Parmi ces projets structurants, il convient de citer le fleuron portuaire Tanger-Méditerranée qui a été renforcé par le projet de réalisation de Tanger Med II dont le lancement des travaux a été donné par S.M. le Roi Mohammed VI, le 17 juin 2009.
Cette extension permettra d'ériger le complexe portuaire Tanger-Med en port leader en Méditerranée et Atlantique en portant à terme sa capacité globale à plus de 8 millions de conteneurs, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de compétitivité et de développement pour l'économie marocaine. Dans le domaine portuaire, il a été procédé à la mise en place d'un Plan directeur sur la période 2010-2030 devant permettre au pays de profiter pleinement du développement des échanges internationaux induits par la mondialisation et la conclusion d'accords de libre-échange avec un grand nombre de pays.

En raison de l'importance primordiale du transport maritime dans les échanges commerciaux extérieurs du Maroc et du rôle crucial que jouent les ports dans ce cadre, une attention particulière est attachée au développement des infrastructures portuaires et au relèvement du rendement des activités des ports. Parallèlement, la cadence de réalisation du schéma d'armature autoroutière balise désormais le terrain de quelque 1.830 km à l'horizon 2012. Les tronçons de Marrakech-Agadir (233 km) et de Fès-Oujda (320 km) constituent les derniers maillons du schéma d'armature qui représentera au total un investissement cumulé de plus de 36 MMDH entre 1992 et 2010.

Dans ce sillage, il faut rappeler la réalisation de la rocade méditerranéenne Tanger-Saïdia (550 km) d'un coût global de 6 MMDH. Ses effets socioéconomiques sont d'autant plus importants que cette rocade permet l'accessibilité d'une région enclavée, la facilité d'accès de la population aux équipements sociaux de base, aux services et aux marchandises et l'amélioration des conditions de vie d'environ 3 millions d'habitants.
Pour faciliter l'accessibilité de la population rurale aux infrastructures socioéconomiques de base (scolarisation, soins médicaux, transport de biens et de personnes,…) et créer de nouvelles opportunités d'emplois, les pouvoirs publics ont augmenté le rythme de constructions des routes rurales de 1.000 km/an à près de 2.000 km/an en vue de porter le taux d'accessibilité des populations rurales à 80% en 2012. La cadence de réalisation des routes et pistes à travers le Royaume a également été accélérée en la portant de 1.000 à 1.500 km par an avec l'adaptation du réseau routier au réseau autoroutier par la mise en place d'un programme important de voies express d'une longueur de 630 km.

Projet phare, l'aménagement de la vallée de Bouregreg sera sans conteste inscrit en lettres d'or dans les annales des infrastructures modernes. Sur une superficie de 5.000 hectares environ et avec la mise en valeur des deux rives du fleuve, ce chantier intègre l'arrière-pays avec ses hauts lieux historiques ainsi que les médinas de Rabat et de Salé. Le coût global de ce projet est de 10 MMDH. L'optimisation des investissements dans les infrastructures et la réalisation d'importantes économies d'échelles sont également corroborées par le développement des infrastructures portuaires (Casablanca, Jorf Lasfar, Dakhla et Laâyoune), aéroportuaires (Casablanca Med V, Nador Al Aroui, Benslimane, Marrakech Menara, Dakhla, Essaouira Mogador, Tanger et Al Hoceima) et de zones industrielles (Casashor, technopolis, Nouaceur, Aïn Aouda et Fès) ainsi que de nouvelles villes satellites (Tamsna, Tamsloh, Anfa...).

Pour l'heure, force est constater que les grands programmes ont le vent en poupe, notamment le programme national des routes rurales, le programme autoroutier et l'aménagement d'un certain nombre d'aéroports (aéroports Mohammed V, Marrakech, Oujda, Rabat-Salé, Fès…). Quant aux infrastructures ferroviaires, d'importants projets sont prévus notamment le projet TGV reliant Tanger à Casablanca. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'une dynamique qui se distingue par une approche novatrice de contractualisation et de partenariat public privé prônant une participation accrue et concertée du secteur privé. L'élaboration des stratégies sectorielles et le financement des projets auront permis de recentrer le rôle de l'Etat sur ses prérogatives de régulation et de surmonter la contrainte majeure du financement en particulier dans des secteurs fortement capitalistiques (infrastructures, énergie, mine…).

Structures d'accueil

Une nouvelle conception a été développée en ce qui concerne l'aménagement des espaces dédiés à l'accueil des investissements. Au-delà de l'aménagement de lots de terrains et de leur raccordement aux réseaux d'eau, d'assainissement, d'électricité, de routes, de télécommunications, etc., la nouvelle formule consiste à offrir aux investisseurs un cadre de vie fonctionnel et un environnement favorable à l'épanouissement de leurs entreprises. Ainsi, outre les infrastructures physiques de base de premier ordre, une gamme complète de services d'accompagnement mutualisés est mise en place pour favoriser la synergie des entreprises, réduire leurs coûts et partant, améliorer leur compétitivité.
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