Tahar Ben Jelloun est un auteur qui écrit plus vite que son ombre. Il nous a livré, coup sur coup, en juin dernier deux textes qui sondent les événements du printemps arabe.
«L’étincelle, révoltes dans les pays arabes», est le second livre consacré à cette question. 120 pages à peine qui tentent d’embrasser tous les événements ayant secoué le monde arabe, depuis la Tunisie en décembre jusqu’en Syrie, en passant par l’Égypte, le Yémen, la Libye, etc. Tahar Ben Jelloun nous plonge d’emblée dans la tête des «protagonistes», notamment les dictateurs déchus, Ben Ali et Moubarak dont il dresse des portraits grossiers à la limite du burlesque.
L’auteur fait néanmoins quelques erreurs de jugement, sûrement en raison de l’urgence imposée par les événements. En publiant son essai en juin, il s’expose à de mauvaises appréciations en déclarant, dès les premières pages, que «ce printemps signe la défaite de l’islamisme. Dans un entretien accordé à la radio française France Inter à la fin du mois de novembre, Tahar Ben Jelloun a argué que dans son ouvrage, il était question de l’islamisme taliban !
Finalement, on aurait préféré que notre écrivain continue à nous raconter des fictions dans lesquelles il excelle au lieu de chercher à coller à l’actualité brûlante du printemps arabe.
«L’etincelle» ou l’art de raconter des histoires
LE MATIN
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13 Février 2012
À 15:16
